La question du jour:

Sécurité : faut-il expulser les étrangers fichés S ?




Sécurité : faut-il expulser les étrangers fichés S ?

Six Français sur dix se disent favorables à "de nouvelles mesures d'exception" pour mieux assurer leur sécurité (illustration).

Orange avec AFP, publié le samedi 31 mars 2018 à 07h00

Selon un sondage Odoxa*, 87% des Français sont favorables à l'idée de placer en rétention adminstrative les fichés S jugés "les plus dangereux" et 83% veulent faire expulser les étrangers fichés S.

Après les attentats de l'Aude, droite et extrême droite se sont déchaînés contre le gouvernement, remettant sur la table leurs propositions radicales, de la rétention des individus fichés S "les plus dangereux" aux expulsions. "On ne peut pas en France être privé de liberté sur la base d'un soupçon", leur a répondu le Premier ministre Édouard Philippe.

Six Français sur dix se disent pourtant favorables à "de nouvelles mesures d'exception" pour mieux assurer leur sécurité, "quitte à limiter leurs libertés", révèle un sondage Odoxa* diffusé jeudi 29 mars. Parmi différentes propositions, les personnes interrogées sont massivement favorables à "interdire le salafisme" (88%), "placer en rétention administrative les fichés S jugés les plus dangereux" (87%) et "expulser les étrangers fichés S" (83%). Le rétablissement de l'état d'urgence a la faveur de 61% d'entre elles, selon cette enquête avec Dentsu consulting pour Le Figaro et France Info, réalisée après les attaques terroristes de l'Aude.

En revanche, si 81% des Français estiment "facile" de rétablir l'état d'urgence, 47% seulement sont de cet avis en ce qui concerne l'interdiction du salafisme, contre 52% pour lesquels se serait au contraire "difficile". Par ailleurs, seuls 15% pensent que la droite ferait "plutôt mieux" que l'actuelle majorité en matière de sécurité si elle était au pouvoir. Pour 67% elle ferait "ni mieux ni moins bien" et pour 18% "plutôt moins bien".

* Enquête réalisée en ligne les 28 et 29 mars auprès de 1.009 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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