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Électricité, gaz : craignez-vous une grève dans le secteur de l'énergie ?




Électricité, gaz : craignez-vous une grève dans le secteur de l'énergie ?
La FNME-CGT appelle à la grève à partir "du 3 avril jusqu'au 28 juin", réclamant notamment "un nouveau service public de l'électricité et du gaz". (Illustration)
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Orange avec AFP, publié le vendredi 30 mars 2018 à 07h00

La FNME-CGT appelle les salariés du secteur de l'énergie a faire grève pour s'opposer aux réformes voulues par le gouvernement. Parmi les actions envisagées, des baisses de charges dans les centrales nucléaires, des coupures ciblées ou le passage en heures creuses de zones géographiques.

Pour protester contre la réforme de la SNCF annoncée par le gouvernement, les syndicats de cheminots ont opté pour un mouvement dur : une grève sur le rythme de "deux jours sur cinq" d'avril à juin. Et si le secteur de l'énergie suivait le mouvement ? La FNME-CGT, première organisation syndicale dans l'énergie, appelle à la grève à partir "du 3 avril jusqu'au 28 juin", réclamant notamment "un nouveau service public de l'électricité et du gaz".

"Un préavis est déposé du 1er avril au 30 avril, qui sera reconduit tous les mois", précise-t-on à la FNME-CGT. Mais le 1er et le 2 avril tombant un dimanche et le lundi de Pâques, jours où "la plupart des salariés" ne travailleront pas, l'appel cible plus particulièrement la date du 3 avril, symbolique puisque c'est le point de départ de la mobilisation des cheminots. "Le préavis de grève ne veut pas dire qu'on est en grève, (...) il permet aux salariés de se mettre en grève", nuance toutefois l'organisation syndicale, où l'on indique que des initiatives auront "certainement" lieu dès le 3 avril, sans pouvoir d'ores et déjà évaluer leur importance. La volonté du syndicat est d'ensuite "construire avec les salariés les temps forts d'action".



Outre "l'organisation d'un nouveau service public de l'électricité et du gaz qui réponde à l'intérêt général", le syndicat réclame un "bilan de la déréglementation du secteur de l'énergie", "la fin de la libéralisation du marché de l'électricité et du gaz" et "un statut de l'énergéticien pour l'ensemble des salariés qui travaillent" dans ce secteur.

Les actions devraient consister principalement en des baisses de production dans les centrales nucléaires, des coupures d'électricité et de gaz ou le passage en heures creuses dans certaines zones géographiques, selon Le Parisien

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