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Scolarisation obligatoire dès 3 ans : est-ce utile ?




Scolarisation obligatoire dès 3 ans : est-ce utile ?
Le président Emmanuel Macron et le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer dans une école maternelle de Paris le 27 mars 2018.
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Orange avec AFP, publié le mercredi 28 mars 2018 à 07h00

La scolarisation sera obligatoire dès 3 ans, contre 6 actuellement, à partir de la rentrée 2019, a annoncé mardi Emmanuel Macron. Cette mesure concerne environ 26.000 enfants, car 97% d'entre eux sont déjà scolarisés dès 3 ans.

Le président de la République, Emmanuel Macron, a confirmé mardi 27 mars sa décision d'abaisser à trois ans l'âge de la scolarité obligatoire à partir de 2019 et souligné l'importance d'"une école de la bienveillance" pour "éradiquer les pulsions de mort de quelques-uns", en faisant allusion aux récentes attaques.

"L'école maternelle est et sera davantage à l'avenir un moment fondateur de notre parcours scolaire français", a dit le chef de l'Etat en ouverture des "Assises de la maternelle" à Paris.

La durée de scolarité n'a été changée que deux fois depuis la loi Ferry du 28 mars 1882 : en 1936 par Jean Zay (portée de 13 à 14 ans) et, en 1959, par le général de Gaulle (relevée à 16 ans).

97% des enfants de 3 ans scolarisés

Aujourd'hui, la plupart des enfants entrent déjà à l'école maternelle dès trois ans (97,6% des petits de trois ans en 2015/2016, selon les dernières statistiques connues du ministère de l'Éducation). Mais "ce chiffre moyen couvre des inégalités diverses, derrière il y a des pratiques profondément différentes d'un territoire à l'autre", a insisté le président. Il est notamment beaucoup plus bas en Outre-Mer.

Ce chiffre recouvre aussi des "disparités dans la journée", puisque "ce sont dans les quartiers les plus défavorisés que souvent, on ne va pas remettre l'enfant à l'école" l'après-midi, "parce qu'on ne peut pas ou on veut pas payer la cantine", a-t-il relevé. "Je souhaite que par cette obligation, à partir de la rentrée 2019, nous puissions (...) corriger ce différentiel qui n'est plus acceptable", a poursuivi Emmanuel Macron, inscrivant cette mesure "dans l'action menée pour lutter contre la pauvreté".

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