La question du jour:

Soutenez-vous la "rétention administrative" des fichés S ?




Soutenez-vous la "rétention administrative" des fichés S ?
Manuel Valls le 24 mars 2018 au stade Jean Bouin à Paris.

Orange avec AFP, publié le lundi 26 mars 2018 à 07h00

Après les attaques terroristes survenues vendredi 23 mars dans l'Aude, le débat sur la surveillance et le contrôle des individus fichés S s'invite à nouveau dans la sphère publique.

L'ex-Premier ministre Manuel Valls a défendu dimanche 25 mars après les attaques jihadistes de l'Aude une éventuelle "rétention administrative" des fichés S les plus dangereux, une proposition défendue par le président du parti Les Républicains Laurent Wauquiez. "On peut regarder les choses concernant les fichés S", a expliqué sur BFMTV le député de l'Essonne (ex-PS), qui siège au sein du groupe LREM.

Des propositions déjà formulées par la droite

Parmi les pistes de réforme, "il peut y avoir peut-être, regardons ça de près, les questions liées à la rétention administrative pour ceux dont on considère qu'ils représentent un danger, évidemment sous l'autorité du juge et à un moment ou l'autre, s'il ne se passe rien, on ne peut pas les retenir", a expliqué l'ex-Premier ministre.

Laurent Wauquiez plaide lui aussi depuis plusieurs mois, comme Nicolas Sarkozy durant la primaire de la droite de 2016, pour la rétention des fichés S les plus dangereux.



Invité de Radio J dimanche 25 mars, Geoffroy Didier, secrétaire général délégué de LR, a plaidé pour la rétention administrative : "Faisons la loi d'exception. Je demande qu'on mette ces personnes considérées comme dangereuses par les services de renseignement hors d'état de nuire", a-t-il déclaré.

"Si Emmanuel Macron avait suivi cette proposition constante de Laurent Wauquiez, ce qui s'est passé vendredi n'aurait pas eu lieu", a-t-il ajouté.

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