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Violences éducatives : faut-il interdire la fessée ?




Violences éducatives : faut-il interdire la fessée ?
Agnès Buzyn à la sortie du Conseil des ministres, le 28 février 2017.
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Orange avec AFP, publié le dimanche 04 mars 2018 à 07h00

Devant des professionnels de l'enfance, réunis à l'occasion de la première année du plan interministériel contre les violences faites aux enfants lancé par le précédent gouvernement, la ministre s'est par ailleurs engagée à soutenir la proposition de loi de Maud Petit (MoDem) et François Michel-Lambert (LREM) pour "une éducation sans violences", avec notamment le cas de la fessée.

"L'enjeu, c'est d'interdire les châtiments corporels", a ensuite précisé à la presse Mme Buzyn, souhaitant "travailler avec les porteurs du projet de loi pour trouver une voie de passage" et ainsi "rejoindre les grands pays européens qui, pour la majorité d'entre eux, ont publié des lois qui interdisent les violences faites aux enfants dans le cadre de la famille".

Des chiffres "probablement sous-estimés", selon la ministre

En 2016, 67 enfants sont morts suite à des violences au sein de leur famille, soit plus d'un chaque semaine, selon les données officielles de la police et de la gendarmerie. Ces chiffres sont "probablement sous-estimés", selon Agnès Buzyn, qui a demandé de les croiser avec "les chiffres provenant des systèmes de santé". Un rapport sur les différentes institutions qui interviennent lors de morts violentes d'enfants au sein de la famille a été commandé à l'Igas.

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