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Alcool : faut-il durcir la loi Evin ?




Alcool : faut-il durcir la loi Evin ?
Le président de la République Emmanuel Macron au Salon de l'Agriculture, le 3 mars 2017.

Orange avec AFP, publié le samedi 24 février 2018 à 07h00

À deux jours de l'ouverture du Salon de l'Agriculture, Emmanuel Macron a assuré que le problème de l'alcoolisme chez les jeunes ne provenait pas de la consommation de vin.

La Loi Evin, votée en 1991, encadre notamment la publicité sur l'alcool. Elle avait été allégée une première fois par Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, en 2015, de façon à faire la distinction entre l'information et la publicité sur l'alcool.

Jeudi 22 février, Emmanuel Macron, a annoncé que tant qu'il sera président, il n'y aurait pas "d'amendement pour durcir la loi Evin" restreignant la publicité pour les boissons alcoolisées.

"Moi, je bois du vin le midi et le soir.

Je crois beaucoup à la formule de Pompidou : 'N'emmerdez pas les Français'" a affirmé le chef de l'Etat à des journalistes de la presse régionale en marge de la rencontre avec les Jeunes Agriculteurs.

"Pas d'amendement pour durcir la loi Evin"

"Il y a un fléau de santé publique quand la jeunesse se saoule à vitesse accélérée avec des alcools forts ou de la bière, mais ce n'est pas avec le vin", a également affirmé Emmanuel Macron.

"Tant que je serai président, il n'y aura pas d'amendement pour durcir la loi Evin", a-t-il par ailleurs assuré, trois semaines après avoir été critiqué par les associations de prévention en alcoologie pour avoir ouvert la porte à ce que la filière viticole puissent faire de la prévention sur ces sujets.

A propos de sa visite au Salon de l'Agriculture, qui s'annonce mouvementée, le président de la République a déclaré : "Je me moque des réactions hostiles. Il y aura des gens qui organiseront le fait que ça se passe mal parce qu'ils ne veulent pas changer les choses dans certaines filières. Moi, je ne me suis jamais calfeutré".

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