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Johnny : devrait-il être légal de déshériter ses enfants en France ?




Johnny : devrait-il être légal de déshériter ses enfants en France ?
Laeticia Hallyday, Laura Smet et David Hallyday le 9 décembre 2017 à Paris.

Orange avec AFP, publié le samedi 17 février 2018 à 07h00

La guerre des clans est montée d'un cran vendredi 16 février. L'ex-épouse Sylvie Vartan, le meilleur ami Eddy Mitchell, la grand-mère "Mamie rock" sont à leur tour entrés dans la bataille de l'héritage de Johnny Hallyday, qui expose au grand jour les divisions du clan deux mois seulement après la mort de son chef.

David, 51 ans, et Laura, 34 ans, dont la mère est Nathalie Baye, estiment que les modalités de succession de leur père les "déshéritent", ce qui n'est théoriquement pas possible en droit français.

Après une semaine de déclarations cinglantes par avocats interposés, la saga familiale vire à l'imbroglio juridique, les deux aînés du rocker, David et Laura, dénonçant le testament américain de leur père au seul profit de sa veuve, quand le camp adverse leur oppose des donations dont ils auraient bénéficié. Pour rappel, la loi californienne autorise de déshériter ses enfants, Johnny Hallyday se considérait comme un résident américain puisqu'il habitait le plus souvent dans sa villa de Los Angeles.



Selon des documents notariés, produits par RTL, le chanteur, décédé en décembre d'un cancer, a fait bénéficier Laura et David de donations dans les années 2000, raison pour laquelle il les aurait écartés de l'héritage au profit de son épouse Laeticia et de leurs deux filles. Dans son assignation contre le testament, déposée mardi devant le TGI de Nanterre, Laura Smet a "déjà demandé à ce que cette donation soit rapportée à la succession, comme d'ailleurs l'ensemble des donations faites au conjoint et aux enfants. C'est là la stricte application de la loi française", ajoutent ses avocats, Emmanuel Ravanas, Hervé Temime et Pierre-Olivier Sur.

David Hallyday, qui s'est joint au recours, aurait pour sa part reçu en 2002 la moitié d'une luxueuse villa du XVIe arrondissement qui appartenait à ses parents, Johnny et Sylvie Vartan, indique un des documents notariés.

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