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La nouvelle formule du bac vous convient-elle ?




La nouvelle formule du bac vous convient-elle ?
Des élèves lors de l'épreuve de philosophie le 15 juin 2017 à Paris.

Orange avec AFP, publié le jeudi 15 février 2018 à 07h00

Quatre épreuves finales, un grand oral et du contrôle continu, tel est le visage du nouveau bac dévoilé mercredi 14 février par Jean-Michel Blanquer. Les syndicats sont partagés.

D'ici la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron, le baccalauréat sera bien différent de l'examen d'aujourd'hui.

Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a présenté mercredi 14 février une nouvelle formule, dont la première session aura lieu en 2021.

Il consistera en quatre épreuves écrites : le français en Première, deux épreuves dites de spécialité après les vacances de printemps en Terminale, et la philo fin juin. Un grand oral, d'une durée de 20 minutes, se déroulera également fin juin. Ces quatre épreuves écrites, contre une douzaine actuellement, et l'oral compteront pour 60% de la moyenne du bac. Les 40% restants proviendront d'une part de "partiels" semestriels en Première et Terminale passés simultanément par tous les élèves d'un même établissement sur des sujets tirés d'une banque nationale de sujets (pour 30%), et d'autre part des notes des deux dernières années du lycée (10%).

Cette nouvelle mouture s'accompagne de la suppression des séries scientifiques, littéraires et économiques au lycée, au profit d'un tronc commun et de "spécialités". La voie technologique, elle, conserve ses filières.

Les syndicats partagés

Les syndicats enseignants, que Jean-Michel Blanquer a reçus jusqu'à lundi soir pour leur présenter sa réforme, issue du rapport Mathiot remis en janvier, sont partagés. Le SNES, premier syndicat dans le secondaire, voit dans cette réforme la création d'"un diplôme maison qui renforce les inégalités entre les lycées et les élèves". Le SE-Unsa juge, lui, que le futur bac "pourra être plus sécurisant pour les élèves en étant plus exigeant sur leurs acquis". Mais "comme toujours ce sera dans les détails de la mise en oeuvre que tout se jouera".

Pour le SNPDEN, qui représente les chefs d'établissement, "la transformation annoncée de l'enseignement général au lycée va vers plus de clarté et de simplicité d'organisation". "C'est souvent dans la phase technique que les choses s'embourbent", a cependant averti Philippe Tournier, son secrétaire général.

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