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Police : soutenez-vous les annonces de Gérard Collomb ?




Police : soutenez-vous les annonces de Gérard Collomb ?

Gérard Collomb à Paris, le 8 février 2018.

Orange avec AFP, publié le vendredi 09 février 2018 à 07h00

Il ne s'agit pas d'une simple réforme, mais d'une véritable "révolution". Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb a présenté jeudi 8 février la police de sécurité du quotidien (PSQ), une réforme promise par Emmanuel Macron après la retentissante "affaire Théo" et la grogne inédite dans la police.

Si certaines mesures annoncées sont inédites, la PSQ recycle quelques chantiers déjà ouverts : des brigades de contact en gendarmerie à la création d'amendes forfaitaires pour certains délits (usage de cannabis notamment), en passant par la prévention des suicides chez les forces de l'ordre ou les "caméras-piétons" pour les contrôles d'identité.

DES MOYENS POUR LES QUARTIERS DIFFICILES

Au chapitre des nouveautés, Gérard Collomb a annoncé que, d'ici à janvier 2019, trente quartiers difficiles bénéficieront de "moyens supplémentaires" - un renfort de 15 à 30 policiers à chaque fois.

Trente autres quartiers suivront d'ici 2020. Au total, 1.300 effectifs supplémentaires y seront affectés. "C'est la logique des zones de sécurité prioritaire (ZSP)" lancées sous Manuel Valls, commente l'un des participants au lancement de la réforme. Ces quartiers de "reconquête républicaine" sont ciblés en zone police: entre autres, Trappes (Yvelines), Gros Saule à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le Mirail à Toulouse, le Neuhoff à Strasbourg, les quartiers nord de Marseille ou Lille-Fives.

En zone gendarmerie, 20 départements (essentiellement en Auvergne-Rhône-Alpes et dans l'ouest de la France) disposeront de 500 renforts. Le ministre veut porter le nombre de "brigades de contact" à 250 unités d'ici la fin 2018: expérimentées depuis mars 2017 par la gendarmerie, elles visent aussi à assurer une plus grande proximité avec la population.

LA FIN DE LA POLITIQUE DU CHIFFRE

Proclamant la "fin de la politique du chiffre", le ministre de l'Intérieur propose même "que ce soient les Français qui évaluent leur police, pas uniquement des séries statistiques". Il évoque le recours à des enquêtes de satisfaction.

La PSQ, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, est née dans le contexte brûlant de "l'affaire Théo" - le viol présumé à la matraque d'un jeune homme lors de son interpellation à Aulnay-sous-Bois - et du mouvement de grogne des policiers après une attaque au cocktail Molotov à Viry-Châtillon (Essonne) en octobre 2016. En octobre dernier, le chef de l'Etat promettait une "nouvelle doctrine, qui constituera notre référence en matière de sécurité publique pour les années à venir".

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107 commentaires - Police : soutenez-vous les annonces de Gérard Collomb ?
  • Police de sécurité ! a bon les autres font de l'insécurité ?? a si les PVs !!!

  • Ca fait des siècles qu'on crée des "polices de proximité" pour régler les problèmes de délinquance, et des siècles qu'on les dissout parce qu'elles ne sont pas efficace (depuis certains services royaux).
    Ca va encore donner le même résultat.

    Quand à la gendarmerie, au lieu de la renforcer, on devrait la supprimer, car ça n'est pas à l'armée d'assurer les opérations de police (versement des gendarmeries, selon leur souhait, dans la police en tant que civils, ou dans l'armée comme militaires d'active).

    L'évaluation de la police par la totalité de la population est impossible, et la population n'acceptera jamais que ce soit fait par un "panel" de quelques milliers de personnes, ce qui n'empêcherait nullement de cesser la "politique du chiffre".

  • PSQ = Passer Sans Questionner .

    BDC = Brader des Classeurs .

    Mais , qui peut être étonnés des problèmes !

    certainement les rêveurs et non ceux éveillés .

  • Du vent, encore du vent et toujours du vent; "Pépé" Collomb ne sait vendre que du vent, est incapable de prendre une décision et se contredit lui-même du jour au lendemain. Demandez aux Lyonnais ce qu'ils pensent de la gestion de leur ex-maire, vous en serez tout ragaillardis..., tellement c'est en dessous de tout !

  • Avec COLLOMB, comme avec les précédents ministres, les trafiquants et les criminels n'ont toujours rien à craindre.

    L'appareil de l'Etat bourgeois est gangréné depuis longtemps jusque dans ses rouages les plus hauts. Et la sécurité des classes populaires n'est pas la priorité du gouvernement MACRON.