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Routes à 80km/h : comprenez-vous la colère des automobilistes ?




Routes à 80km/h : comprenez-vous la colère des automobilistes ?
Des motards manifestent contre l'abaissement à 80 km/h sur certaines routes secondaires à Toulouse, le 27 janvier 2018. (Illustration)

Orange avec AFP, publié le samedi 03 février 2018 à 07h00

Manifestations, pétitions, lettres ouvertes... L'abaissement de 90 à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur 400.000 kilomètres de routes a déclenché une fronde chez les motards et automobilistes, qui veulent empêcher son entrée en vigueur le 1er juillet.

"Impopulaire mais nécessaire": le gouvernement français a annoncé le 9 janvier l'abaissement de 90 km/h à 80 km/h de la vitesse autorisée sur les routes secondaires à double sens, une mesure qu'il juge indispensable pour endiguer la hausse de la mortalité routière.

Et depuis, les automobilistes et motards ne décolèrent pas.

Samedi 3 février, des manifestations sont organisées à travers la France à l'appel de la Fédération française de motards en colère (FFMC) et de l'association 40 millions d'automobilistes, unies pour la première fois dans une action commune. Le week-end dernier, des défilés ont rassemblé plusieurs milliers de personnes, avec l'appui de collectifs départementaux créés sur Facebook et baptisés "Colère". D'autres actions sont prévues la semaine prochaine.

"Avec cette mesure, on ne cherche pas à éviter que les accidents surviennent, ce qui relève du comportement des automobilistes et de l'état des infrastructures, mais on essaie de limiter l'impact. C'est un pansement sur une jambe de bois", estime Didier Renoux, porte-parole de la FFMC. "Avec des limitations à 90 ou 100 km/h, certains pays font mieux que nous (sur la mortalité routière), ça montre bien que ce n'est pas une question de vitesse mais de comportement", abonde le directeur général de 40 millions d'automobilistes, Pierre Chasseray.

Officialisé jeudi, le bilan de la mortalité routière pour 2017 n'a fait que renforcer leur conviction : le nombre de morts a baissé l'an passé (3.693 tués, -1,2%) après trois années consécutives de hausse.

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