La question du jour:

Faut-il limiter les promotions sur les produits alimentaires ?




Faut-il limiter les promotions sur les produits alimentaires ?
Une promotion pour de la pâte à tartiner a provoqué des bagarres dans un Intermarché, le 25 janvier 2018.

Orange avec AFP, publié le mercredi 31 janvier 2018 à 07h00

Des promotions réalisées par des groupes de grande distribution ont provoqué deux polémiques en quelques jours. Au même moment, le gouvernement a annoncé un projet de loi visant à encadrer ces promotions, dans le but de mieux répartir la valeur entre agriculteurs, industriels et distributeurs.

LOI PRÉVUE À LA MI-2018

Parmi les mesures phare de ce projet, issu des États généraux de l'alimentation, figurent un encadrement des promotions dans les grandes surfaces, ainsi qu'un relèvement de 10% du seuil de revente à perte : les supermarchés seront obligés de revendre au minimum un produit alimentaire au prix où ils l'ont acheté majoré de 10%, pour couvrir les frais de logistique et de transport.

Devançant la loi, qui ne devrait être votée que mi-2018, les acteurs concernés ont déjà signé en novembre une charte de bonne conduite. Mais plusieurs des participants aux négociations actuelles entre distributeurs, industriels et producteurs se sont accusés ces dernières semaines de ne pas la respecter.


Lors de ses vœux aux agriculteurs jeudi, le président Emmanuel Macron a menacé de dénoncer auprès du grand public ceux qui ne respecteraient pas les bonnes pratiques. "Nous allons de nouveau réunir l'ensemble des acteurs (...) pour leur rappeler leurs obligations, pour leur redire que nous ferons des contrôles renforcés de la DGCCRF (répression des fraudes) pour veiller à ce que les engagements soient pris", a insisté dimanche le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, sur BFM, menaçant de nommer ("name and shame") ceux qui ne jouent pas le jeu.

Jeudi dernier, une promotion sur le Nutella a provoqué des bousculades très médiatisées dans les magasins Intermarché, qui offraient ce produit à -70%. Un signe que le grand public n'est peut être pas prêt à délaisser les promotions et les produits à bas coût pour des produits de qualité correctement rémunérés, comme l'espéraient les participants aux Etats généraux de l'Alimentation.

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