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Jihadistes français condamnés à mort : la France doit-elle intervenir ?




Jihadistes français condamnés à mort : la France doit-elle intervenir ?
Nicole Belloubet à Paris, le 24 javier 2018.

Orange avec AFP, publié le lundi 29 janvier 2018 à 07h00

L'exécutif ne sait sur quel pied danser. Jusqu'à présent, le gouvernement français s'est dit favorable à ce que les jihadistes français détenus en Syrie et en Irak soient jugés sur place à condition de bénéficier d'un procès équitable. Mais face aux inquiétudes, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a assuré que Paris "interviendra" si des condamnations à mort sont prononcées.

"Bien entendu s'il y avait une question de peine de mort, l'État français interviendrait", a déclaré Mme Belloubet au grand jury RTL-Le Figaro-LCI. Pressée de préciser quelles actions seraient envisageables, la ministre a seulement indiqué qu'il pourrait notamment s'agir de "négocier avec l'État en question". "Encore une fois ce serait un traitement au cas par cas", a-t-elle résumé.

UNE ALLEMANDE CONDAMNÉE À MORT

Ses déclarations font écho à un vif débat sur le sort des ressortissants français qui ont rejoint les rangs du groupe État islamique en Irak et en Syrie et qui ont, depuis, été arrêtés dans ces pays. "En tant que ministre de la Justice, je suis évidemment extrêmement attachée à un procès équitable", a d'ailleurs redit Mme Belloubet dimanche.

Mais plusieurs voix ont dénoncé cette approche, assurant qu'elle pourrait conduire à la condamnation de ressortissants français à la peine de mort, notamment en Irak où elle est en vigueur. Le 22 janvier, une Allemande a ainsi, pour la première fois, été condamnée à mort en Irak pour avoir rejoint l'EI.

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