La question du jour:

Économie : Emmanuel Macron a-t-il rendu la France attractive ?




Économie : Emmanuel Macron a-t-il rendu la France attractive ?
Emmanuel Macron à Versailles, le 3=22 janvier 2018.

Orange avec AFP, publié le mardi 23 janvier 2018 à 07h00

C'est le cœur de sa politique économique. Emmanuel Macron veut rendre la France attractive pour les investisseurs étrangers et, pour illustrer sa réussite, le président a réuni lundi soir 140 dirigeants de grands groupes étrangers à Versailles.

Un peu plus tôt dans la journée, il s'était félicité de l'annonce par Toyota de la création de 700 CDI et d'un investissement de 300 millions dans le site d'Onnaing, dans le Nord.

"Si Toyota décide d'investir 300 millions et de créer 700 CDI ici, c'est parce que vous êtes bons", a-t-il lancé aux employés de l'usine Toyota d'Onnaing (Nord), où il a passé plus de trois heures. Cet investissement est destiné à "moderniser le site et réaliser les aménagements indispensables, en particulier des ateliers d'emboutissage et de carrosserie", a ensuite expliqué le directeur de l'usine, Luciano Biondo. Il démontre, selon lui, "qu'il est possible d'investir et de produire en France", a-t-il ajouté.

"MONTRER CE QUE NOUS AVONS FAIT"

Parmi les invités de Versailles, figurent des patrons de géants américains, chinois et européens, comme Coca-Cola, Facebook (Sheryl Sandberg), Google, Goldman Sachs, UPS, Alibaba, Bosch, SAP, Ikea, Barilla, Siemens, Volvo ou Rolls-Royce. Plusieurs d'entre eux ont participé à un déjeuner avec le Premier ministre Edouard Philippe, au cours duquel ce dernier a répondu à leurs questions sur les réformes en cours, la fiscalité, ou l'éducation. "C'est important de montrer ce que nous avons fait" depuis l'élection présidentielle et "d'annoncer ce que nous allons faire", a expliqué l'Elysée.

Le Président veut capitaliser sur l'amélioration de l'image de la France. 72% des investisseurs américains escomptent une évolution positive en France contre 30% en 2016, un record depuis 18 ans, selon un baromètre réalisé en novembre par la Chambre de commerce américaine et le cabinet Bain. La France estime avoir une carte à jouer dans un contexte marqué par le Brexit et l'imprévisibilité de Donald Trump. Elle tente d'attirer à Paris les banques internationales qui voudraient quitter Londres, grâce à un allègement des indemnités de licenciement des traders.

Tout ne relève pas d'un "effet Macron". L'année 2016 avait enregistré 1.117 investissements physiques étrangers en France (+16%), un record depuis dix ans, selon Business France, l'organisme de promotion de la France à l'international.

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