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Approuvez-vous la mise en place d'un service national universel ?




Approuvez-vous la mise en place d'un service national universel ?
Le président de la République, Emmanuel Macron, vendredi 19 janvier à Toulon (Var).

Orange avec AFP, publié le samedi 20 janvier 2018 à 07h00

Répondant aux doutes qui ont émergé en début d'année, notamment en raison du coût attendu du projet, Emmanuel Macron a assuré vendredi 19 janvier lors de ses vœux aux armées que le service national universel "sera(it) mené à son terme".

Emmanuel Macron a voulu rassurer les militaires vendredi lors de ses vœux aux Armées, exprimant la "reconnaissance" et la "fierté" de la France et promettant un effort budgétaire "inédit et incomparable". "N'ayez pas peur", a lancé le chef de l'État devant 1.500 militaires à bord du navire Dixmude, dans la rade de Toulon, empruntant la célèbre formule du pape Jean Paul II.

Six mois après la démission fracassante du chef d'état-major des armées Pierre de Villiers, qui avait pour origine des économies réclamées en 2017 aux armées, Emmanuel Macron a réaffirmé que le budget de la Défense serait porté à 2% du PIB d'ici à 2025, rappelant que dès 2018 il serait augmenté de 1,8 milliard d'euros pour atteindre 34,2 milliards.

Le service national universel promis par le candidat Macron durant la campagne n'aura pas d'impact sur le budget, a-t-il par ailleurs promis, réaffirmant au passage la volonté de mettre en place une telle initiative. "Je veux rassurer chacun, il sera mené à son terme, il entrera à bon port, il sera conduit par l'ensemble des ministères concernés, et pas simplement par le ministère des Armées, il aura un financement ad hoc, qui ne viendra en rien impacter la loi de programmation militaire" 2019-2025 qui doit être prochainement présentée, a-t-il déclaré. Lors de sa campagne, Emmanuel Macron avait estimé son coût entre 2 et 3 milliards d'euros par an.



Le chef de l'État n'a pas donné plus de précision sur la forme qu'allait prendre ce service national universel. Lors de sa campagne, Emmanuel Macron avait évoqué un "service national" obligatoire pour tous les jeunes de 18 ans, d'une durée d'un mois. Il devait permettre de disposer "en cas de crise" d'un réservoir complémentaire de la Garde nationale.

Au début du mois, Franceinfo a révélé qu'il pourrait finalement prendre la forme d'un "parcours citoyen" à destination des collégiens et lycéens de 10 à 16 ans d'une durée d'une semaine annuelle, qui serait encadrée non pas par des militaires, mais par des volontaires participant à un service civique et des équipes éducatives.

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