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Lait contaminé : faut-il sanctionner la grande distribution ?




Lait contaminé : faut-il sanctionner la grande distribution ?
La façade du supermarché Auchan, à Toulouse, le 28 novembre 2013.

, publié le jeudi 11 janvier 2018 à 07h00

La liste des enseignes concernées par la vente de produits Lactalis s'allonge. Après Leclerc, c'est au tour d'Auchan, Carrefour, Système U et Cora de reconnaître avoir vendu des produits Lactalis, alors que l'industriel avait déjà lancé son rappel en raison de la présence de salmonelles détectée.



Le 20 décembre, Santé publique France avait recensé 35 nourrissons atteints de salmonellose en France depuis mi-août, dont 31 ayant consommé un lait infantile de l'usine de Craon. Dès le lendemain, Lactalis procédait au rappel de l'ensemble de ses laits et autres produits infantiles produits dans son usine de Craon (Mayenne) depuis février 2017 après la découverte d'une contamination aux salmonelles.

Un rappel de produits est une procédure mise en place à la suite d'un contrôle de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), effectué après le signalement d'une anomalie ou d'un accident.

UNE AMENDE DE 1.500 À 3.000 EUROS

Dans le cadre d'une procédure de retrait et de rappel de produits, "la responsabilité porte sur chaque maillon de la chaîne, chacun a la responsabilité d'informer ses clients et d'arrêter de commercialiser les produits dangereux", selon la DGCCRF.

Si les manquements de certains distributeurs sont manifestes, plusieurs associations de consommateurs pointent aussi la responsabilité de l'Etat, et plus précisément de la DGCCRF. "On voit bien que le dispositif en France n'est pas au point", estime Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir, sur France Info.

La Répression des fraudes a indiqué qu'elle était en train de procéder à des contrôles partout en France pour vérifier que les produits avaient bien été retirés des rayons et des stocks dans toute la chaîne de la distribution, des magasins aux hôpitaux en passant par les pharmacies.

En cas de contrôle, les distributeurs "encourent une amende de cinquième classe, de 1.500 à 3.000 euros, affirme Alain Bazot. Plusieurs consommateurs ont déjà indiqué qu'ils porteraient plainte contre les enseignes concernées.

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