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Vitesse limitée à 80km/h : êtes-vous pour ?




Vitesse limitée à 80km/h : êtes-vous pour ?
En France, près de 400.000 km sur un million sont concernées par cette nouvelle limitation.
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Orange avec AFP, publié le mercredi 10 janvier 2018 à 07h00

Le gouvernement l'a confirmé mardi : la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central (terre-plein, barrière) sera abaissée de 90 à 80 km/h à compter du 1er juillet.

Exception à cette mesure, les portions de routes de deux fois deux voies sans séparateur central resteront, elles, limitées à 90 km/h. Les automobilistes devront s'habituer à voir leurs temps de trajets usuels réalisés à 90 km/h allongés.

Selon la Sécurité routière, il faudra 45 secondes de plus pour réaliser un trajet de 10 kilomètres, deux minutes pour 25 kilomètres et trois minutes pour 40 kilomètres.

Mais cela permettra aux conducteurs d'économiser 120 euros par an de carburant, estime la Sécurité routière, qui rappelle aussi que, selon des estimations de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), ce ralentissement pourra également réduire de 30% les émissions de polluants.

"Cette mesure peut permettre de sauver chaque jour une nouvelle vie, soit entre 350 et 400 chaque année", a souligné le Premier ministre, Édouard Philippe, à la sortie d'un Conseil interministériel de sécurité routière (CISR) organisé à Matignon. Le gouvernement prévoit d'évaluer ses effets d'ici au "1er juillet 2020". "Si les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances, le gouvernement prendra (alors) ses responsabilités", a-t-il ajouté.

Source d'interminables débats, cette mesure a toujours été redoutée par les gouvernants en termes d'opinion publique. "Si pour sauver des vies, il faut être impopulaire, j'accepte de l'être" avait prévenu Edouard Philippe dimanche dans le JDD. Selon un sondage Harris Interactive publié mardi pour RMC et Atlantico, 59% des Français sont opposés à cette mesure, et 83% pensent qu'elle vise surtout à accroître le montant total des contraventions. Le chef du gouvernement a assuré que le probable surplus de recettes engendré par les PV serait dédié "en intégralité" aux soins des accidentés.

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