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Faut-il un nouvel avion présidentiel pour Emmanuel Macron ?




Faut-il un nouvel avion présidentiel pour Emmanuel Macron ?
Emmanuel Macron à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 29 novembre 2017.

Orange avec AFP, publié le vendredi 22 décembre 2017 à 07h00

C'est un projet qui date d'avant l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Élysée qui vient d'être mis au placard. Alors que la polémique du voyage à 350.000 euros du Premier ministre Édouard Philippe bat son plein, l'Élysée a annoncé le report de l'achat d'un nouvel avion présidentiel.

L'exécutif a lancé en novembre "une étude approfondie sur les coûts et les conditions de déplacement du président de la République et du gouvernement, en s'appuyant sur l'expérience des six premiers mois" de gouvernance.

Parmi les possibilités évoquées : l'achat d'un Airbus A319neo pour remplacer l'actuel A330 de la République française, commandé en 2007 par Nicolas Sarkozy.


Présenté comme trop luxueux, l'appareil avait rapidement soulevé polémiques et fantasmes au point d'incarner une partie des critiques sur le côté "bling-bling" de l'ancien président. La Tribune précise que l'idée d'acheter un nouvel appareil a été lancée en 2016 à la suite de "la panne du système de commande de l'A330 présidentiel à Lima (Pérou) lors d'un voyage d'une semaine en Polynésie et en Amérique latine de François Hollande.

130 À 150 MILLIONS D'EUROS

"Il y a trois semaines environ, le dossier s'est à nouveau accéléré pour faire... 'pschitt' mercredi matin en raison de la polémique autour du vol Tokyo-Paris en jet privé du Premier ministre, qui a coûté 350.000 euros", explique La Tribune. Le projet de cette commande - estimée à "entre 130 à 150 millions d'euros" - remonte à plus d'un an, "soit avant l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Élysée", précise le site.

De son côté, l'Élysée explique que "le président et le gouvernement souhaitent avoir toutes les données issues de l'étude afin d'éclairer leur choix". Selon La Tribune, la flotte de la République française - qui sert également à des missions d'opération sanitaire - compte "sept appareils" depuis fin 2011 : un Airbus A 330-200 et six Falcon (deux 7X, deux F 2000LX et deux 900). En cas d'achat, le coût de cette commande sera supporter par le budget des armées, alors que 798 millions d'euros sont encore gelés par Bercy.

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