La question du jour:

Trouvez-vous les passages à niveau dangereux en France ?




Trouvez-vous les passages à niveau dangereux en France ?

La SNCF s'est déclarée "choquée par les accusations" formulées par l'employeur de la conductrice de l'autocar.

Orange avec AFP, publié le samedi 16 décembre 2017 à 07h00

Un car scolaire et un train régional sont entrés en collision le jeudi 14 décembre au passage à niveau de Millas (Pyrénées-Orientales). Cinq enfants sont décédés, dont quatre sur le coup.

18 autres élèves, âgés de 11 à 17 ans, ont été blessés dans l'accident, ainsi que la conductrice du bus. Le pronostic vital de six enfants était toujours engagé vendredi soir.

Sous la violence du choc avec un TER, le premier autocar scolaire a été littéralement coupé en deux. Les autorités ont parlé d'une "véritable scène de guerre". Le train roulait à 75 km/h pour une limite à 100 km/h et la configuration des lieux exclut une vitesse excessive pour l'autocar.

PAS D'ALCOOLÉMIE DES CHAUFFEURS

Défaillance technique ou erreur humaine ? Telle sera la principale question à laquelle devront répondre les enquêteurs, qui interviennent dans le cadre d'une enquête pour "homicides et blessures involontaires" confiée à la SR de Montpellier. Selon le procureur de la République de Marseille, dont le pôle accident collectifs est désormais saisi, les 14 témoignages recueillis le 15 décembre évoquent "très majoritairement" des barrières du passage à niveau fermées, suggérant que l'autocar aurait forcé le passage.

De source bien informée, le conducteur du train a déclaré aux gendarmes avoir vu le car foncer dans la barrière fermée. Le passage à niveau le PN 25, de type classique, est doté d'une signalisation automatique et de deux barrières, qui "n'était pas considéré comme particulièrement dangereux", selon la SNCF qui a indiqué que "selon des témoins, le passage à niveau a fonctionné normalement".



Mais les enquêteurs restent prudents et attendent le résultat des examens et expertises techniques avant de se prononcer. La conductrice de l'autocar a indiqué de son côté avoir "traversé en toute confiance et en toute sérénité le passage à niveau, barrières ouvertes et feu clignotant éteint", selon son employeur Christian Faur, qui l'a rencontrée sur son lit d'hôpital le soir du drame. L'alcoolémie des deux chauffeurs est négative mais les résultats sur les stupéfiants ne sont pas encore connus.

Outre une enquête de la SNCF, une enquête administrative a été aussi ouverte par le Bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT). Selon un des co-dirigeants des autocars Faur, propriétaire du bus accidenté, le véhicule "était parfaitement entretenu, son dernier contrôle technique a eu lieu en septembre dernier, la case d'observation était vierge".

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
137 commentaires - Trouvez-vous les passages à niveau dangereux en France ?
  • avatar
    Dame-Hermeline  (privé) -

    Les passages à niveau sont-ils dangereux ? Pour moi, non. En revanche, ce qui l'est, c'est d'arriver à un passage dont les barrières sont baissées, dont les signaux sonore et lumineux fonctionnent et de passer quand même. Ca oui, c'est dangereux mais ce n'est pas le fait du passage lui-même mais du conducteur qui s'obstine à passer alors qu'il devrait s'arrêter pour laisser passer le train. Alors arrêtons de nous défausser de nos fautes sur le compte des éléments techniques.
    Il est bien évident que je parle en général et non de l'accident de Millas donnt nous e savons encore rien de plus.

  • De nos jours les barrières de PN devraient être équipées sur toute leur longueur de leds flashs bien plus visible de jour comme de nuit qu'un simple feu rouge clignotant situé sur le coté de la route. Ce qui n'était pas possible hier l'ai aujourd'hui. Il suffit de peu d'argent et d' un peu de bonne volonté.

    avatar
    Dame-Hermeline  (privé) -

    Alors comment expliquez-vous le fait qu'avant, il y avait moins d'accidents ?

  • Il sera difficile de prouver quoi que ce soit et ce ne sont pas les investigations des "enquêteurs" des différents corps constitués qui apporteront des éclaircissements comme d'habitude. La malheureuse conductrice risque bien d'être "l'erreur humaine" désignée par défaut, la polémique naissante sur la position des barrières alors qu'il est simple de constater leur état va dans ce sens.

  • OH OUI,car jamais entretenus,jamais vérifiés.Il n'y a que les T.GV. qui intéressent la S.N.C.F.
    Même pas un mot pour les malheureux parents !!!

  • le probléme ,c'est que l"on considére ,un passage à niveau ouvert ,comme donnant la priorité de circuler ,sans verifier ,a droite ,a gauche ou l"inverse! dans d'autres villes d'europe ,arrivant à une voie ferrée ,passage à niveau ou pas ,on stoppe imperativement ,et l'on verifie ,pouvoir traverser sans danger,,faut il éduquer tous les chauffeurs en ce sens