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L'objectif de 50% de bio dans les cantines d'ici 2022 est-il réalisable ?




L'objectif de 50% de bio dans les cantines d'ici 2022 est-il réalisable ?
Une cantine scolaire dans une école de Saint-Lys, dans la banlieue de Toulouse, le 5 septembre 2017.

Orange avec AFP, publié le lundi 04 décembre 2017 à 07h00

ALIMENTATION. L'objectif de passer à 50% de produits bio et locaux dans la restauration collective d'ici à 2022 fera l'objet d'une loi, a déclaré le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert le 3 décembre dans Le Journal du dimanche (JDD).

Le gouvernement veut révolutionner la cantine.

Alors que le ministre de la Transition écologique souhaite que les cantines scolaires proposent "prochainement" aux enfants un menu végétarien "un jour par semaine", l'exécutif veut inscrire l'objectif de passer à 50% de produits bio et locaux dans la restauration collective d'ici à 2022 dans la loi. "Ce chiffre fait partie des objectifs d'une grande politique d'alimentation. Il y en a d'autres. Par exemple qu'en 2022, l'essentiel des œufs coquille consommés proviennent d'élevages alternatifs à la cage", a précisé dimanche 3 décembre dans le Journal du Dimanche le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert.

Le fait de passer à 50% de produits bio dans les cantines faisait partie des promesses de campagne d'Emmanuel Macron. Promesse qu'il a renouvelée lors de son discours de Rungis en octobre sur les États généraux de l'alimentation. Le président Macron avait alors annoncé qu'il voulait légiférer par ordonnances au premier semestre 2018 pour rééquilibrer les contrats entre agriculteurs et distributeurs, ainsi que sur le seuil de revente à perte, afin que les agriculteurs soient mieux rémunérés.

Interrogé par BFMTV sur cet objectif pour le bio dans les cantines, l'ancien ministre socialiste de l'Agriculture Stéphane Le Foll a répondu : "c'est possible", "si on continue sur la voie que nous avons tracée avec les acteurs" de ces secteurs. "Je suis beaucoup plus favorable à cette stratégie-là qu'à ce qu'a annoncé Nicolas Hulot : un jour obligatoire sans viande (à la cantine). Qu'on offre des alternatives avec des repas végétariens, cela me paraît logique, mais qu'on impose un repas végétarien, je trouve ça un peu bizarre", a-t-il ajouté.

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