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Présidence de LREM : Castaner doit-il quitter le gouvernement ?




Présidence de LREM : Castaner doit-il quitter le gouvernement ?
Christophe Castaner devant le Conseil de LREM à Lyon, le 18 novembre 2017.

Orange avec AFP, publié le samedi 18 novembre 2017 à 22h00

La République en marche a porté à sa tête samedi Christophe Castaner, le parti présidentiel comptant sur ce proche d'Emmanuel Macron pour lui donner un nouvel élan après les critiques essuyées sur son absence du paysage politique et son manque de démocratie interne.

C'en était un motif de plaisanterie, même pour l'intéressé qui appelait à rester "prudent": seul en course et plébiscité à main levée par cadres et militants, moins deux abstentions, Christophe Castaner été élu sans suspense pour trois ans au poste de "délégué général" par le Conseil, c'est-à-dire le parlement, de La République en marche.

S'il relève que son nom a fini par émerger comme "une évidence", le porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement reconnaît ne pas avoir "rêvé" du poste.

Par ailleurs, la question de savoir si Christophe Castaner, secrétaire d'Etat et porte-parole, peut rester au gouvernement, n'est pas tranchée pour le moment, a affirmé le nouveau patron de La République en marche sur France 2.

"Ca ne l'est pas aujourd'hui. (...) Ce le sera dans les heures, les jours qui viennent", a-t-il déclaré, à qui l'on demandait si la décision était prise.

"Il appartient au président de la République et au Premier ministre de choisir", a-t-il relevé, glissant que ce n'était "pas vraiment un sujet prioritaire pour les Français".

REMANIEMENT MINISTÉRIEL EN DÉBUT DE SEMAINE PROCHAINE

Il avait auparavant indiqué qu'il abandonnerait au moins son poste de porte-parole du gouvernement.

S'il semble lui-même vouloir conserver son porte-feuille de secrétaire d'Etat en charge des Relations avec le Parlement, certains au sein même de son propre camp poussent à sa sortie du gouvernement. Christophe Castaner reviendrait alors sur les bancs de l'Assemblée nationale, en tant que député des Alpes-de-Haute-Provence.

"Délégué général, ce n'est pas un boulot, c'est une mission, un engagement", a-t-il souligné en rappelant que la fonction était bénévole.

Son élection samedi entraînera quoiqu'il arrive un petit remaniement ministériel, qui devrait rester d'ampleur limitée, en début de semaine.

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