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Faut-il réformer le baccalauréat ?




Faut-il réformer le baccalauréat ?
Le but de la réforme : "aboutir à quatre épreuves pour les épreuves finales", explique le ministre Jean-Michel Blanquer (photo d'illustration).
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Orange avec AFP, publié le mardi 14 novembre 2017 à 07h00

Le ministre de l'Education a donné le coup d'envoi lundi à des consultations en vue d'une réforme en profondeur du baccalauréat. Un examen historique souvent critiqué mais auquel les Français restent très attachés, et dont les précédentes tentatives de refonte ont échoué.

Les concertations "avec tous les acteurs de la communauté éducative" démarrent cette semaine, a déclaré Jean-Michel Blanquer dans un entretien au Parisien.

"On se donne du temps pour consulter" et le résultat sera annoncé "en février".



Selon le ministre, "les Français sont à juste titre d'assez fervents défenseurs de cet examen, mais on voit bien que le bac tel qu'il existe aujourd'hui est arrivé à la fin d'une époque et qu'il faut passer à autre chose". Il souhaite "en finir avec le bachotage" et "redonner du sens" à cet examen de fin de lycée, qui donne accès aux études supérieures.

Conformément à ce qui était annoncé dans le programme d'Emmanuel Macron, la réforme voulue, applicable pour la session de 2021, a pour but d'"aboutir à quatre épreuves pour les épreuves finales" et "le reste des notes serait obtenu au cours de la scolarité selon les modalités qui garantiront l'égalité des conditions de passation sur l'ensemble du territoire".

C'est là un des points délicats de cette réforme. Des syndicats lycéens et enseignants - dont le Snes, premier dans l'enseignement secondaire - redoutent "un diplôme maison", qui n'aurait pas la même valeur selon l'établissement que l'élève fréquente. Le Snes estime que la "confiance disparaît" si l'on remplace des épreuves terminales par un contrôle continu.

La réforme du bac s'accompagne forcément d'une réforme du lycée. La disparition des filières littéraire (L), scientifique (S) et économique et sociale (ES) "est une option parmi bien d'autres", a précisé Jean-Michel Blanquer.

Depuis sa création en 1808, cet examen a connu bien des évolutions, dont notamment sa massification. Seulement 1% d'une classe d'âge avait le bac en 1900, 20% en 1970, 43,5% en 1990 et un peu moins de 80% en 2017.

DERNIÈRE TENTATIVE DE "MODERNISATION" EN 2005

Les tentatives de "modernisation" de ces dernières années ont échoué. La dernière date de 2005, lorsque le ministre de l'Education François Fillon avait souhaité lui aussi réduire le nombre d'épreuves. Il dut enterrer le projet sous la pression de vastes manifestations de lycéens.

Mais les critiques à l'encontre de cet examen, vécu comme un rite de passage par les Français, s'aiguisent chaque année.

Trop coûteux (son coût annuel est estimé entre 56 millions d'euros, si l'on ne prend en compte que les frais de logistique, et 1,5 milliard selon le premier syndicat des chefs d'établissement) et son organisation ampute une partie de l'année scolaire (le mois de juin).

Ses contempteurs le jugent aussi inutile puisque le taux de réussite approche les 90% (sur ceux qui le passent) alors que nombre de bacheliers échouent ensuite à l'université. Et pour les filières sélectives (classes préparatoires, BTS, licences sélectives etc.), le choix des établissements se base sur le dossier de l'élève, bien avant l'examen de juin, ajoutent-ils.

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57 commentaires - Faut-il réformer le baccalauréat ?
  • Ce n'est pas avec un certificat d'études primaires que vous seriez embauchés aujourd'hui. D'autre part, les sélectionnés, le sont bien avant l'obtention du bac. Réformer le bac ne changera rien au fait que la sélection perdurera. L'université n'est qu'un bouche trou pour incapables.

  • Oui et vite, prendre en compte les fautes d'orthographe, chose que l'éducation demande aux correcteurs d'y faire abstraction comme remonter la moyenne d'une piteuse copie.

  • le supprimer et entree sur concours a la fac

  • Oui et non.
    Oui, parce que selon les dires des profs et examinateurs,
    les futurs bacheliers sont tellement nuls, que seuls 60 °/° d'ente eux devraient l'avoir.
    D'où les nullités se retrouvant en facs.

  • oui mais protéger les filières scientifiques