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Retour des jihadistes : êtes-vous d'accord avec la position de Macron ?




Retour des jihadistes : êtes-vous d'accord avec la position de Macron ?
Le président de la République est en visite pour plusieurs jours au Moyen-Orient, ici à Dubaï, le 9 novembre 2017.

Orange avec AFP, publié le vendredi 10 novembre 2017 à 07h24

Emmanuel Macron s'est exprimé sur les retours des jihadistes français et de leurs familles, qui seront traités "au cas par cas".

"Pour les femmes et les enfants, ce sera du cas par cas (...) Cela dépend à chaque fois des pays et des situations", a déclaré le président de la République, interrogé sur la question des "revenants" de l'ancien territoire tenu par le groupe État islamique (EI)à en Irak et Syrie.

Fin octobre, une vingtaine de "parents, grands parents et proches des jeunes filles partis en Syrie ou en Irak" avaient envoyé une lettre à Emmanuel Macron pour lui demander de rapatrier en France les femmes françaises et leurs enfants et de faire en sorte que les premières y soient jugées en fonction de leurs actes.

Ils n'avaient jusqu'ici pas eu de réponse, le gouvernement redoublant de prudence sur le sujet dans un pays toujours marqué du souvenir des sanglants attentats de 2015, en partie perpétrés par des "revenants" de Syrie.

1.700 FRANÇAIS PARTIS EN SYRIE ET EN IRAK DEPUIS 2014

Ces propos sont "indignes" et "irresponsables", a dénoncé Amine Elbahi, dont la sœur, qui avait quitté la France en 2014 à 19 ans pour gagner la Syrie et y a eu deux enfants d'un combattant de l'EI tué depuis.

"Les enfants sont innocents.

En faisant du cas par cas, par exemple en fonction de l'âge, on va décomposer les familles. Or c'est cette décomposition familiale qui a favorisé en France le terreau de la radicalisation. Nous sommes en train de reproduire notre Histoire", a-t-il prévenu.

"Le retour de ces enfants est un enjeu sociétal prioritaire. Les abandonner à leur sort serait faire d'eux des bombes à retardement", a abondé Samia Maktouf, avocate en lien avec certaines familles. "Il devraient être pris en charge par leurs grands-parents dans un cadre adapté. Ils sont français, c'est un devoir de la France de les accueillir, n'en faisons pas des apatrides".

Selon le gouvernement, environ 1.700 Français sont partis rejoindre les zones jihadistes irako-syriennes depuis 2014.

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