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Réforme du baccalauréat : faut-il supprimer les filières L, ES et S ?




Réforme du baccalauréat : faut-il supprimer les filières L, ES et S ?
Le gouvernement prépare une "profonde refonte" du baccalauréat à l'horizon 2021.
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Orange avec AFP, publié le samedi 04 novembre 2017 à 07h00

La réforme du baccalauréat souhaitée par Emmanuel Macron devrait être effective à partir de 2021.

Parmi les pistes envisagées, la suppression des trois filières actuelles littéraire (L), économique et sociale (ES) et scientifique (S).

"On peut imaginer une autre manière de délivrer le bac", a indiqué jeudi au Figaro, l'ancien directeur de Sciences Po Lille, Pierre Mathiot, chargé de piloter la réforme. Les trois années précédant l'examen (Seconde, Première, Terminale) seraient composées de parcours plus souples - si ce n'est à la carte - pour permettre "une relative individualisation des parcours".

"Je n'ai pas accepté cette responsabilité pour faire des ajustements techniques ici ou là", explique Pierre Mathiot à L'Étudiant. "Le lycée ne peut plus fonctionner comme s'il était la fin de l'histoire pour les élèves. Or je crois qu'il continue à fonctionner dans cette optique-là, alors même que 88 % réussissent le bac et que plus de 90 % d'entre eux continuent dans l'enseignement supérieur". Et d'ajouter : "Le lycée et le bac doivent vraiment s'inscrire dans un continuum d'instruction et de formation pour des jeunes qui, pour beaucoup, étudieront jusqu'à 23 ans et atteindront un niveau master".

QUATRE ÉPREUVES PAR FILIÈRE ?

Comme annoncé pendant la campagne présidentielle, la nouvelle formule du bac devrait limiter le nombre d'épreuves finales à quatre - sans préciser lesquelles. "Une concertation sera lancée dès la rentrée prochaine, pour resserrer les épreuves finales autour d'un plus petit nombre de matières et définir ce qui relève du contrôle continu", avait annoncé dès juillet Édouard Philippe lors de sa déclaration de politique générale. Le tronc commun pourrait faire la part belle au Français, aux matières scientifiques et à l'histoire. Les autres matières, choisies individuellement, seraient notées sur contrôle continu.

"Il faut qu'un 18 au bac vaille réellement un 18", ajoute également Pierre Mathiot à L'Étudiant. "Aujourd'hui, presque 50% des bacheliers mention très bien obtiennent ce résultat grâce aux points supplémentaires des options facultatives". L'équipe de spécialistes pilotée par Pierre Mathiot entamera ses auditions à partir du lundi 13 novembre, selon Le Figaro. Près de 70 entretiens sont prévus. Un premier rapport devrait être rendu en janvier 2018.

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