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Accès à l'université : faut-il sélectionner les étudiants ?




Accès à l'université : faut-il sélectionner les étudiants ?
Des étudiants de la Sorbonne, à Paris, s'apprêtent à suivre un cours dans un amphithéâtre. (Illustration)

Orange avec AFP, publié le lundi 30 octobre 2017 à 07h00

La sélection va-t-elle faire son entrée en première année de licence de l'université ? La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal dévoilera lundi 30 octobre les nouvelles modalités d'entrée à l'université. L'objectif est de remplacer l'Admission post-bac (APB) qui a laissé sans affectation des milliers de jeunes bacheliers après de nombreux cafouillages à la rentrée 2017.



De la mi-juillet au 20 octobre, des groupes de travail constitués de représentants des étudiants, enseignants, universités, recteurs, parents ont planché sur plusieurs thèmes. Avec pour objectifs de supprimer le tirage au sort -seule voie autorisée par le code de l'éducation pour départager les candidats à une licence où la demande excède les capacités d'accueil- et réduire le taux d'échec en première année (près de 60%).



Quatre options ont été discutées: accès libre à l'université sans avis ni recommandation (la situation actuelle), accès libre avec avis et recommandations, accès sous condition, accès sélectif (comme dans les classes prépa, BTS, IUT ou double-licences).

"L'idée n'est pas de dire 'oui' ou 'non' comme dans les filières sélectives mais de répondre plutôt 'oui' ou 'oui mais'", a déclaré la ministre dans un entretien à L'Obs paru jeudi. "Dans ce nouveau système, soit le lycéen dispose des compétences nécessaires pour suivre les cours auxquels il veut s'inscrire. Soit certaines bases ne sont pas acquises et dans ce cas, nous pourrions lui proposer un accompagnement spécifique", a-t-elle ajouté. "Ce qui fait débat", c'est le caractère obligatoire, ou pas, de ces "sas de remise à niveau", a rappelé Frédérique Vidal.

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