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Hôpital : faut-il réserver les urgences aux cas graves ?




Hôpital : faut-il réserver les urgences aux cas graves ?
Les urgences de l'hôpital Trousseau de Tours le 12 janvier 2017

Orange avec AFP, publié le samedi 28 octobre 2017 à 07h00

La Fédération des médecins de France (FMF) propose de réorganiser l'offre de soins : aux médecins de ville les soins courants ; les services d'urgences n'accueillant que les cas graves.



La FMF jette un pavé dans la mare.

Pour désengorger les urgences et "mettre fin à la concurrence délétère" entre hôpitaux et praticiens en cabinet, elle demande à la ministre de la Santé Agnès Buzyn de redistribuer les cartes en orientant davantage de patients vers la médecine de ville. "Plus personne ne doit pouvoir entrer à l'hôpital autrement qu'en ambulance, pour les urgences extrêmes, ou avec une prescription d'un médecin de ville", écrivent les médecins dans un courrier à la ministre, dévoilé par le Parisien début septembre.

"IL FAUT QUE ÇA CHANGE"

"Sur plus de 20 millions de passages en 2015 aux urgences hospitalières, 16 millions n'ont pas donné lieu à hospitalisation : ils auraient pu être traités en ville", explique Jean-Paul Hamon, président de la FMF, vendredi 27 octobre au quotidien. Selon lui, "le coût de ce surrecours aux urgences est supérieur à 3 milliards d'euros par an. Et l'hiver, en cas d'épidémies, les patients peuvent patienter jusqu'à dix heures. Des opérations programmées doivent être reportées... Des gens décèdent. Donc oui, il faut que ça change", souligne ce médecin.

Son organisation propose de "filtrer l'entrée aux urgences" : "hormis ceux qui sont amenés en ambulance, les patients ne devraient accéder à l'hôpital qu'après consultation d'un médecin de ville".

Pour dissuader les patients de se rendre aux urgences pour un rhume, il propose de "doubler le prix de ces consultations non programmées" et "de créer un tiers payant intégral - assurance obligatoire + complémentaire - pour toutes les urgences reçues en cabinet ou maison de santé, pour éviter aux patients l'avance de frais."

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