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Christophe Castaner peut-il diriger LREM et rester ministre ?




Christophe Castaner peut-il diriger LREM et rester ministre ?
Christophe Castaner le 18 octobre 2017 à l'Élysée.

Orange avec AFP, publié le jeudi 26 octobre 2017 à 07h00

POLITIQUE. Le porte-parole du gouvernement a confirmé mercredi 24 octobre sur RTL sa candidature pour prendre la tête du parti la République en marche (LREM), précisant avoir reçu le soutien d'Emmanuel Macron.

Dans les faits, il reste quelques formalités à accomplir.

Il doit réunir ses parrainages (60 adhérents membres du Conseil, dont 30 députés, 3 sénateurs, 10 référents territoriaux et 5 élus non parlementaires) et déposer son dossier avant le 2 novembre. Puis c'est le conseil national de LREM - le parlement du parti - qui l'élira au poste de "délégué général" lors d'une convention le 18 novembre à Lyon.

Le secrétaire d'État en charge des Relations avec le Parlement a exclu de rester porte-parole du gouvernement. Reste la question du secrétariat d'État en charge des Relations avec le Parlement, que M. Castaner ne paraît pas enclin à lâcher. La présidence de LREM étant une tâche bénévole, M. Castaner est en effet obligé de cumuler avec une autre fonction. Certes, il pourrait retrouver son mandat de député des Alpes-de-Haute-Provence, après avoir été réélu en juin. Mais un maintien au gouvernement est une option étudiée, bien que le cumul d'un portefeuille ministériel avec un rôle de chef de parti n'ait que de rares précédents historiques.

"Je suis candidat pour être délégué général de LREM, je garderai mes activités ministérielles tant que le président de la République et le Premier ministre m'en confient la responsabilité, et évidemment nous aurons cet échange au moment de l'élection si je suis élu à la tête de LREM", a-t-il souligné mercredi.

M. Castaner peut-il toutefois garder ce portefeuille spécifique, qui lui ferait ainsi disposer d'entrées au parti, au Parlement et au gouvernement ? "Difficile, je pense que non", répond un ténor de la majorité parlementaire. "De mon expérience à ce poste, des contacts que j'ai pu avoir avec mes prédécesseurs et successeurs, je le déconseille et ça ne me paraît pas respecter l'esprit des institutions", développe auprès de l'AFP le socialiste Alain Vidalies, titulaire du maroquin entre 2012 et 2014.

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