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Êtes-vous favorable à une "police de sécurité du quotidien" ?




Êtes-vous favorable à une "police de sécurité du quotidien" ?
Emmanuel Macron a exposé mercredi 18 octobre 2017 un discours sur sa politique de sécurité.

Orange avec AFP, publié le jeudi 19 octobre 2017 à 07h00

SÉCURITÉ. Emmanuel Macron a posé mercredi les jalons de la future police de sécurité du quotidien qui, a-t-il insisté, ne sera "pas le retour à la police de proximité".

Devant les 500 plus hauts responsables de la police et de la gendarmerie, Emmanuel Macron s'est engagé mercredi 18 octobre à donner aux forces de l'ordre les moyens d'être "plus efficaces", en particulier avec la création d'une "police de sécurité du quotidien" (PSQ) qui reste à définir.

Le président a d'emblée précisé que ce chantier ne signe pas le retour de la "police de proximité" instaurée par Lionel Jospin puis supprimée par Nicolas Sarkozy.

Alors que le projet est déjà critiqué à droite, il a expliqué qu'il ne s'agirait pas de "remettre une police de proximité avec des postes de police statiques dans les quartiers". Ce ne sera pas non plus, "comme on l'a parfois dénoncé, aller jouer au football avec les jeunes", un argument utilisé par Nicolas Sarkozy, alors ministre, quand il avait mis fin à la police de proximité à partir de 2002.



"C'est au contraire exercer votre métier de policier qui représente une autorité, qui conforte et qui rassure mais qui rappelle aussi les règles de vie en société chaque fois que c'est nécessaire", a lancé Emmanuel Macron devant les responsables des forces de l'ordre. Un mot-clé : le "terrain". Il s'agit, "sans demander aux policiers de devenir des éducateurs, de retisser avec les associations, les élus locaux, les polices municipales des formes d'action rénovées".

QUEL CALENDRIER ?

Une vaste consultation, sera lancée par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, à partir de lundi auprès des élus, des préfets et de "chaque policier et gendarme" pour créer cette nouvelle police. Celle-ci sera ensuite expérimentée dans quelques villes tests avant d'être généralisée courant 2018.

Une trentaine de villes se sont déjà portées candidates : Lille, Lens, Roubaix, Toulouse ou encore Aulnay-sous-Bois, commune devenue, avec "l'affaire Théo", le symbole d'un divorce entre police et jeunes dans les quartiers.

"CONFIANT MAIS VIGILANT"

Les syndicats de policiers, plutôt positifs à la sortie, ont averti qu'ils jugeraient sur les actes. "On a eu une annonce politique aujourd'hui, il faut qu'on puisse avoir une annonce pratique, c'est-à-dire comment on va mettre en place la PSQ, avec quels moyens, quels effectifs", a réagi Philippe Capon, pour Unsa police.

Jean Claude Delage, pour Alliance, s'est dit "confiant mais vigilant", mais il attend aussi de voir sur quoi vont déboucher les "discussions avec le ministre de l'Intérieur".

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