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Déserts médicaux : le plan du gouvernement est-il suffisant ?




Déserts médicaux : le plan du gouvernement est-il suffisant ?
Le gouvernement a présenté le 13 octobre son plan de lutte contre les déserts médicaux.

Orange avec AFP, publié le samedi 14 octobre 2017 à 07h00

Assurer l'accès aux soins partout en France grâce aux maisons de santé, à la télémédecine ou à la coopération entre professionnels de santé: le gouvernement a dévoilé vendredi 13 octobre en Haute-Vienne son plan de lutte contre les déserts médicaux, privilégiant le "pragmatisme" aux mesures choc.

"L'accès aux soins est au cœur du pacte social", a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe, venu inaugurer avec la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, une maison de santé à Châlus, dans une région confrontée comme tant d'autres au manque de médecins. Un peu plus de 8% de la population vit dans l'une des 9.000 communes sous-denses en médecins généralistes, soit environ 5,3 millions d'habitants, rappelle le gouvernement.

"QU'UNE PREMIÈRE ÉTAPE"

"Faire confiance aux acteurs" de terrain, c'est la "nouvelle méthode" adoptée par le gouvernement après cinq années de tensions entre la précédente ministre Marisol Touraine et les professionnels de santé.

Le plan veut ainsi faciliter les initiatives locales en s'appuyant sur les nombreuses expériences, en impliquant soignants, élus et patients, comme le réclamait l'Ordre des médecins.  

Des mesures saluées par le syndicat d'internes en médecine générale Isnar-IMG, qui y voit "un parti pris ambitieux". Le syndicat de médecins remplaçants (Reagjir) s'est lui félicité de "l'écoute et (de) l'attention" du gouvernement. Quant au syndicat de généralistes MG France, s'il "se réjouit de voir le gouvernement prendre la mesure du problème posé par l'accès aux soins", il ne voit toutefois dans ce plan qu'une "première étape". Membre de la délégation accompagnant les ministres, le président du premier syndicat de médecins libéraux (CSMF), Jean-Paul Ortiz, s'est réjoui de voir plusieurs de ses demandes exaucées tout en regrettant un plan "trop centré sur les maisons de santé".

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