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Baisse des loyers : l'idée de Macron est-elle réalisable ?




Baisse des loyers : l'idée de Macron est-elle réalisable ?
Emmanuel Macron le 5 septembre 2017 à Paris.

Orange avec AFP, publié le mercredi 06 septembre 2017 à 07h00

Pour compenser la baisse des APL, le président a appelé "tous les propriétaires à baisser les loyers de 5 euros" par mois. Ce qui a laissé les professionnels de l'immobilier et les défenseurs des locataires sceptiques.

"J'appelle publiquement tous les propriétaires à baisser les loyers de 5 euros par mois", a déclaré Emmanuel Macron mardi 5 septembre devant les préfets réunis à l'Élysée.

Le chef de l'État s'est par ailleurs dit "surpris du silence collectif" et de l'absence d'appel "aux bailleurs sociaux, aux propriétaires à baisser le prix du logement". "C'est cela la responsabilité collective", a-t-il dit.

Dans un entretien au Point paru la semaine dernière, le président de la République envisageait d'aller au-delà de la baisse controversée de 5 euros des APL "mais seulement dans le cadre d'une transformation profonde qui doit faire baisser les loyers".

LES PROFESSIONNELS DU SECTEUR SCEPTIQUES

Les représentants des locataires ne s'attendent pas à voir cet appel suivi d'effet. "Je crois que c'est complètement illusoire", estime Eddie Jacquemart, président de la Confédération nationale du logement (CNL), qui a lancé une pétition pour protester contre la diminution des aides et réclame leur revalorisation. "Je préférerais que M. Macron signe un décret pour appliquer l'encadrement des loyers partout(...) ça ce serait efficace", a-t-il ajouté.

De leur côté, les professionnels de l'immobilier ne prévoient pas de relayer l'appel. "Il y a déjà un effort qui a été fait de la part des bailleurs", a affirmé Géraud Delvolvé, délégué général de l'Union des syndicats de l'immobilier (Unis), évoquant une "tendance générale à la baisse" des loyers en France.

"On pense que c'est absurde, contre-productif et discriminant parce qu'on pénalise les propriétaires", a protesté de son côté Jean Perrin, président de l'Union nationale de la propriété immobilière (Unpi). "En revanche, on a dit au président de la République qu'on est prêts à discuter d'une modération des loyers mais à condition qu'on simplifie les rapports locatifs et qu'on revoie la fiscalité", a-t-il précisé.

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