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Faut-il interdire les animaux dans les cirques ?




Faut-il interdire les animaux dans les cirques ?
Un éléphant dans un cirque au 41e Festival du cirque de Monte-Carlo le 19 janvier 2017.

Orange avec AFP, publié le mardi 05 septembre 2017 à 07h00

Nicolas Hulot a affirmé en août qu'il n'était "pas favorable à la captivité des animaux", ce qui n'a pas manqué d'inquiéter les professionnels du cirque.

"Je ne suis pas favorable à la captivité des animaux, pas favorable à l'idée qu'on fasse du spectacle avec cette activité-là", a déclaré début août sur France Inter Nicolas Hulot. Le ministre de la Transition écologique a lancé un groupe de travail sur le bien-être animal, pour réfléchir à ce sujet.

Quelques jours plus tard, Le Collectif des cirques, regroupant les professionnels de six organisations de cirques avec animaux, revendiquant au total "entre 150 et 200 établissements" sur les 250 que compte le milieu, demandait à rencontrer "de toute urgence" le ministre. Selon RTL, 80 professionnels ont été reçus lundi 4 septembre par un représentant de l'État.

Dans la soirée, le Collectif des cirques, par la voie de son conseil Me Cyrille Emery, a affirmé sa volonté de défendre une "profession dénigrée par des groupuscules animalistes" opposés à la présence d'animaux sauvages dans cette activité. "C'est la première fois dans l'histoire des cirques qu'ils sont tous rassemblés dans un collectif pour défendre leur profession", a-t-il indiqué, car "ils en ont assez des injures et des mensonges déversés sur eux par des gens qui n'ont jamais mis un pied dans un cirque".

Pour l'heure, outre le rendez-vous espéré avec Nicolas Hulot, le Collectif des cirques attend la création d'une commission interministérielle dédiée à leur activité où sont censés siéger professionnels et représentants de différentes administrations.

"Les gens qui nous dénigrent prétendent connaître les animaux, c'est faux", affirme Solovich Dumas, directeur du cirque de Rome. "Nous vivons avec eux depuis qu'ils sont nés, nous avons appris à les respecter, à les éduquer et nous transmettons cela à nos enfants", poursuit-il. "Nous avons tout intérêt à bien les traiter car le public vient voir la complicité que nous avons créée avec eux et cela ne peut pas se faire avec des mauvais traitements", déclare-t-il.

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