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Assaillant de la Tour Eiffel : faut-il renforcer le dispositif de sécurité ?




Assaillant de la Tour Eiffel : faut-il renforcer le dispositif de sécurité ?
Des militaires de l'opération Sentinelle patrouillent aux alentours de la Tour Eiffel, le 23 avril 2017.

Orange avec AFP, publié le mardi 08 août 2017 à 07h00

Samedi soir, peu avant minuit, un jeune homme, malade psychiatrique, a franchi un portique de la tour Eiffel en bousculant un agent de sécurité d'un coup d'épaule, avant de sortir un couteau en criant "Allah Akbar".

Des militaires de l'opération Sentinelle lui ont alors ordonné de poser son couteau à terre. Il s'est exécuté sans opposer de résistance et a été immédiatement interpellé.

Sa garde-à-vue a été prolongée dimanche soir de 24 heures.

Dans un premier temps, le parquet n'avait pas retenu la piste terroriste. Mais le suspect, né en août 1998 en Mauritanie, a affirmé en garde à vue qu'"il voulait commettre un attentat contre un militaire et était en lien avec un membre du groupe jihadiste Etat islamique qui l'aurait encouragé à passer à l'acte", selon une source proche du dossier.

Ses dernières auditions font toutefois apparaître de "gros problèmes psychiatriques", prévient une autre source proche de l'enquête, ordonnée pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique.

Selon une source policière, sa famille, musulmane pratiquante, n'est pas du tout radicalisée. En décembre 2016, le jeune homme avait été condamné pour apologie du terrorisme et menaces de mort sur des agents SNCF.

LES MILITAIRES "ÉTAIENT AU BON ENDROIT" POUR LA MINISTRE DES ARMÉES FLORENCE PARLY

Interrogée lundi en marge d'une visite à une patrouille de soldats dans Paris, la ministre des Armées, Florence Parly, a rappelé lundi les "tentatives d'attaques terroristes dans Paris il y a quelques mois, au Louvre, à Orly" contre des militaires, où "à chaque fois ils ont déjoué ces attentats".

"Là (à la tour Eiffel), il s'agit d'une menace dont on ne sait pas encore exactement quelle est la nature. Ils étaient au bon endroit et ont contribué à l'arrestation" de l'agresseur, a-t-elle ajouté.

En parallèle, le sénateur Les Républicains Jean-Pierre Vogel estime, dans un rapport transmis ce week-end à plusieurs médias, que le système d'alerte attentat doit être revu. Il souligne notamment les "défaillances" de l'application SAIP pour smartphone et "un réseau de sirènes devenu totalement obsolète".

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