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Cafouillages : le groupe LREM est-il à la hauteur ?




Cafouillages : le groupe LREM est-il à la hauteur ?
Les incidents et les cafouillages se sont multipliés tout au long de la semaine à l'Assemblée (illustration).

Orange avec AFP, publié le samedi 29 juillet 2017 à 07h00

Au bout d'une semaine chaotique dans l'hémicycle, l'Assemblée nationale devait théoriquement achever vendredi l'examen des projets de loi de moralisation de la vie publique, avec une réforme sensible, la suppression de la réserve parlementaire.

Cahin-caha, la séance a repris par des appels des responsables de groupes à l'"apaisement" pour éviter "ridicule" et mauvaise "image" au lendemain d'une énième séance houleuse... mais chacun se renvoyant encore la balle.



Signe d'une volonté de reprendre le contrôle sur ces textes de début du quinquennat d'Emmanuel Macron, voulus emblématiques, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a fait une apparition au côté de la garde des Sceaux Nicole Belloubet.

Alors que les incidents se sont multipliés depuis lundi, son absence, notamment jeudi, a été épinglée par Les Républicains, les socialistes, voire La France insoumise. Egalement pointées, les présences "intermittentes" du président de l'Assemblée François de Rugy et du chef de file des députés REM Richard Ferrand.

ABSENCE DE CHEFS, VOTE CONTESTÉ ET ERREURS

"La majorité n'est pas dirigée", a lancé vendredi la socialiste Delphine Batho, demandant "Où sont les chefs?". Le chef de file REM n'intervient "quasiment jamais en séance, alors que les occasions sont multiples" et que "la mosaïque" du groupe nécessiterait un "timonier fixant le cap mais jouant aussi sur les vents contraires", a jugé le député communiste André Chassaigne.

La soirée de jeudi a été particulièrement houleuse, après le décompte d'un vote à main levée contesté, qui a provoqué le départ des Insoumis, puis une confusion quasi générale.

La majorité avait en outre supprimé par erreur un article pour élargir les vérifications fiscales des membres du gouvernement, mesure pourtant validée en commission.

Depuis lundi, dans un hémicycle fourni, les temps de parole et certains votes ont occasionné plusieurs tensions et parfois une mise à l'épreuve de présidents de séance novices, ce que François de Rugy a assimilé à du "bizutage". Pour Aurore Bergé, une porte-parole des députés REM, "tous les groupes d'opposition ont voulu tester notre capacité de résistance".

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