La question du jour:

Affaires : En marche ! est-il un parti comme les autres ?




Affaires : En marche ! est-il un parti comme les autres ?
Des militants d'En Marche à un meeting d'Emmanuel Macron à Talence lors de la campagne présidentielle, le 9 mars 2017 (archive).

Orange avec AFP, publié le mercredi 31 mai 2017 à 07h00

Après avoir fait de la moralisation de la vie publique le premier chantier de son quinquennat, Emmanuel Macron voit cette exigence ternie par les affaires dans lesquelles seraient impliqués les ministres Richard Ferrand et Marielle de Sarnez.

Mardi, la mire s'est déportée sur la ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez, visée avec 18 autres députés européens de tous bords par une enquête préliminaire pour des emplois fictifs présumés de collaborateurs au Parlement européen. La vice-présidente du MoDem a déposé une plainte pour "dénonciation calomnieuse" contre l'eurodéputée du Front national Sophie Montel, qui a envoyé une lettre à l'origine de la procédure.

Soutien de longue date d'Emmanuel Macron, le centriste Jean Arthuis est également ciblé.

"Je suis stupéfait, profondément choqué par cet amalgame qui crée des écrans de soupçons qui n'ont pas lieu d'être", a-t-il réagi auprès de l'AFP.

L'AFFAIRE FERRAND CONTINUE

Ces accusations s'ajoutent à celles portées contre le ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand, proche du président de la République et secrétaire général du parti La République en marche (REM). Le député du Finistère est dans la tempête depuis une semaine et les premières révélations du Canard enchaîné concernant une location immobilière des Mutuelles de Bretagne impliquant sa compagne.

Les vents contraires ne faiblissent pas: selon des informations publiées par Le Monde, qui épingle un "mélange des genres", et Mediapart mardi, la compagne de Richard Ferrand, qui est avocate, a eu plusieurs contrats auprès des Mutuelles dont il a été directeur général de 1998 à 2012. Et son ex-femme, artiste plasticienne, a également obtenu plusieurs contrats d'aménagement d'intérieur via ces mêmes Mutuelles de Bretagne.

Quelques fausses notes ont aussi émaillé les investitures de La République en marche pour les élections législatives, malgré un important travail de filtrage du parti. Lundi, une candidate en Seine-Saint-Denis a ainsi été épinglée par Mediapart pour avoir mis en location un appartement dans un immeuble insalubre.

Alors que le ministre de la Justice François Bayrou prépare un projet de loi de moralisation de la vie publique érigé comme la première mesure phare du quinquennat, ces affaires sèment le trouble et revigore les adversaires de M. Macron.

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