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Sens commun au gouvernement : l'idée de Fillon est-elle dangereuse ?




Sens commun au gouvernement : l'idée de Fillon est-elle dangereuse ?
Une manifestation de la Manif pour tous le 16 octobre 2016 à Paris.

Orange avec AFP, publié le mardi 18 avril 2017 à 07h00

Pour Emmanuel Macron, la possibilité d'une participation de Sens commun, émanation politique de la Manif pour tous, à un gouvernement en cas de victoire de François Fillon, représente "un durcissement" de la politique du candidat de la droite. "Beaucoup de nos concitoyens qui sont de centre droit ou de droite ne peuvent pas se retrouver dans ce projet politique parce que c'est un vrai conservatisme social et sociétal", a déclaré le candidat d'En Marche lors d'un entretien à lundi 17 avril à BFMTV/RMC, avant d'ajouter : "Sens commun, c'est l'émanation politique de ce qui a été la manifestation pour tous, c'est-à-dire des femmes et des hommes qui pensent que leur principal combat dans notre société, c'est d'aller réduire les droits de certaines et de certains".


Selon lui, "François Fillon, dans sa campagne, a décidé (...) de réveiller une part de la droite qui ne se sent plus totalement à l'aise dans la poursuite de l'intérêt général républicain (...) a décidé d'attaquer le cœur de la démocratie et ça, c'est dangereux".

Interrogé dans une émission diffusée dimanche 16 avril sur Radio J sur une participation de Sens commun dans un gouvernement s'il est élu, François Fillon avait répondu : "pourquoi pas". Il avait ajouté au sujet de ce mouvement qui lui apporte son soutien depuis la primaire de la droite et du centre : "Sens commun fait partie des hommes et des femmes qui sont fiers de leur pays, attachés à leurs traditions, pour lesquels (il a) beaucoup de respect".



Sens commun a largement participé à l'organisation du rassemblement de François Fillon au Trocadéro le 5 mars. La place qu'occupe le mouvement auprès de l'ancien Premier ministre n'est pas toujours bien vue, au sein même de son camp politique.


Dominique Bussereau, député LR de Charente-Maritime et Arnaud Robinet, député-maire LR de Reims, ont fait part de leur désaccord avec le candidat de leur famille politique. "L'arrivée de Sens commun au sein du parti LR a été une erreur, sa présence dans un gouvernement serait une faute", a tweeté le premier. Tandis que le second a écrit : "Je préfère le sens de l'intérêt général que le sens commun".

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