La question du jour:

La langue française doit-elle être obligatoire sur les chantiers ?




La langue française doit-elle être obligatoire sur les chantiers ?
Un ouvrier, sur un chantier de Saint-Nazaire (illustration)

Orange avec AFP, publié le jeudi 16 mars 2017 à 07h00

Le débat sur la "clause Molière", qui vise à imposer le français sur les chantiers dans certaines régions, a pris de l'ampleur mardi, à quelques semaines de la présidentielle, avec la prise de position du Medef et de plusieurs syndicats qui dénoncent une mesure "nationaliste".

Plusieurs régions principalement de droite (Ile-de-France, Hauts-de-France, Normandie, Auvergne-Rhône-Alpes...), mais aussi des villes ou départements (Haut-Rhin), ont imposé l'usage du français sur les chantiers dont ils sont maîtres d'œuvre.

"RÉDUIRE LA DISTORSION DE CONCURRENCE

L'obligation pour les ouvriers de parler français, ou pour les entreprises d'employer un traducteur, est présentée comme un moyen de réduire la distorsion de concurrence entre les entreprises nationales et étrangères, rendue possible par le travail détaché.

Dans le BTP, "une entreprise gagne un marché en faisant des prix anormalement bas puis fait appel à des sous-traitants étrangers pour pouvoir s'en sortir", s'est ainsi justifié Hervé Morin, président UDI de la Normandie, position défendue à demi-mot par François Fillon.


Si la mesure est saluée par la Capeb (artisans du bâtiment), au nom de la lutte contre le "dumping social", elle est en revanche contestée par le Medef.

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