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Le gouvernement aurait-il dû interdire le meeting pro-Erdogan de Metz ?




Le gouvernement aurait-il dû interdire le meeting pro-Erdogan de Metz ?

Le ministre des Affaires étrangères turc Mevlut Cavusoglu, à Metz, le 12 mars 2017

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Orange avec AFP, publié le lundi 13 mars 2017 à 07h00

C'était la polémique du week-end. Face à l'organisation d'un meeting électoral en présence du ministre turc des Affaires étrangères à Metz dimanche 12 mars, François Fillon a accusé François Hollande de rompre "de manière flagrante la solidarité européenne" .

"Il est évident qu'une position commune aurait dû prévaloir pour gérer les demandes turques. Le gouvernement français aurait dû empêcher la tenue de ce meeting", estime le candidat de la droite à la présidentielle, qui a pris la parole par l'intermédiaire d'un communiqué.

La veille, le gouvernement des Pays-Bas avait empêché l'entrée sur son territoire du chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, qui souhaitait participer à une réunion politique dans la perspective du référendum constitutionnel prévu prochainement par Ankara. "Le ministre turc était aussitôt accueilli en France avec empressement par le gouvernement de François Hollande", écrit François Fillon pour qui "cette affaire a été mal gérée de bout en bout".

AYRAULT JOUE L'APAISEMENT

"En agissant ainsi François Hollande rompt de manière flagrante la solidarité européenne", lance t-il. "De plus, deux de nos plus proches alliés, l'Allemagne et les Pays-Bas, ont été publiquement insultés de façon inqualifiable par les dirigeants turcs", poursuit le candidat de la droite. Recep Tayyip Erdogan a déploré un comportement rappelant "le nazisme et le fascisme" après le refoulement d'une ministre turque par les Pays-Bas, affirmant que ce pays en "paiera le prix". Une semaine plus tôt, il avait assimilé à des "pratiques nazies" l'annulation de meetings de ses soutiens en Allemagne.

Du côté du gouvernement, Jean-Marc Ayrault a invité les "autorités turques à éviter les excès et les provocations", tout en justifiant la position de l'exécutif. "En l'absence de menace avérée à l'ordre public, il n'y avait pas de raison d'interdire cette réunion qui, au demeurant, ne présentait aucune possibilité d'ingérence dans la vie politique française", a t-il indiqué.
 
118 commentaires - Le gouvernement aurait-il dû interdire le meeting pro-Erdogan de Metz ?
  • En France, ne peut être interdit que ce qui contreviendrait à la Loi, les possibles troubles à l'ordre public entrant dans ce cadre.
    D'un point de vue légal, il était donc bien difficile, voire impossible, d'interdire le meeting litigieux.
    D'un point de vue politique ou moral (pour une fois, les deux se rejoignent), on peut regretter la tenue d'un meeting pour la promotion d'un régime autoritaire, mais alors, il faut changer la Loi (en sachant que le cadrage ne sera pas facile à trouver) et non critiquer le pouvoir actuel.
    Quant à interdire tout meeting relatif à la politique d'un autre pays, cela ne correspond pas aux usages démocratiques. Par exemple, les candidats pour être députés des Français de l'étranger organisent hors de France des réunions de leurs sympathisants et pourraient perdre les autorisations par réciprocité des mesures restrictives. Est-ce souhaitable ?

  • Quel abaissement !
    On entre en France comme dans un moulin et pour y faire campagne pour des intérêts étrangers ! Et quels intérêts étranger ? Etrangers à nos valeurs ! Opposés à nos valeurs même !

  • Pays des Droits de l'Homme, la France socialiste accueille un partisan d'une dictature !!! Macron n'a pas condamné, donc il soutient !

  • oui il aurait du , mais ...

  • Il n'y a plus de gouvernement depuis qu'ils ont tous été recasés.

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