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Présidentielle : les élus PS devraient-ils tous soutenir Benoît Hamon ?




Présidentielle : les élus PS devraient-ils tous soutenir Benoît Hamon ?
Benoît Hamon le 21 février 2017 à Blois.
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Orange avec AFP, publié le mercredi 01 mars 2017 à 07h00

POLITIQUE - L'aile droite du PS a lancé mardi une offensive contre Benoît Hamon, l'accusant de représenter une "gauche radicalisée.

Les rôles s'inversent. Qualifié de "frondeur" au sein du Parti socialiste durant le quinquennat de François Hollande, Benoît Hamon, désormais candidat du parti à la présidentielle, doit désormais faire face à la grogne des élus de son propre camp.

Le secrétaire d'État au Développement, Jean-Marie Le Guen, a porté la charge la plus violente. Le député des Yvelines "s'est isolé en tenant un discours extrêmement radical" et porte un programme en "rupture avec sa famille politique (...) C'est une impasse stratégique", a déploré ce proche de Manuel Valls et un des fondateurs du pôle des "réformateurs".

"De plus en plus inquiets", une quinzaine de ces "réformateurs" se sont réunis mardi matin 28 février à l'Assemblée. Huit ont demandé à Jean-Christophe Cambadélis, par lettre ouverte, "une consultation urgente des militants et de nos instances". Sans signer cette lettre, le député Gilles Savary s'est fait l'écho de la tentation de plusieurs collègues de rejoindre le mouvement d'Emmanuel Macron, certains "tout de suite, d'autres plus tard". Le chef de file des réformateurs du PS, le député PS Christophe Caresche, a par ailleurs apporté son soutien dimanche dernier au fondateur d'En Marche!, fustigeant notamment l'accord de Benoît Hamon avec les écologistes.

Selon un journaliste de LCI, d'autres seraient prêts à le suivre prochainement.



Certains en ont même appelé à Manuel Valls, qui a tenu une réunion à l'Assemblée mardi soir. L'ancien Premier ministre, qui avait appelé ses proches, deux jours après sa défaite à la primaire, à ne pas se disperser et à ne pas aller "ailleurs" -sous-entendu, auprès d'Emmanuel Macron-, entend s'efforcer de "maintenir la cohésion au sein des socialistes, et surtout de faire exister la gauche sociale réformiste et républicaine", selon son entourage.

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