La question du jour:

Estimez-vous que la justice interfère dans la campagne présidentielle ?




Estimez-vous que la justice interfère dans la campagne présidentielle ?
Marine Le Pen et François Fillon (montage photo).

Orange avec AFP, publié le lundi 27 février 2017 à 07h00

C'est une situation inédite : deux des principaux candidats à l'élection présidentielle sont sous la menace d'une mise en examen à quelques semaines du 1er tour. Les magistrats, désormais ciblés aussi bien par Marine Le Pen que par François Fillon, sont dans une position peu confortable.

Qu'ils poursuivent les enquêtes, et ils seront accusés d'interférer dans la campagne. À l'inverse, s'ils en venaient à respecter une trêve informelle, ils renforceraient le sentiment d'impunité des puissants.

Samedi, Marine Le Pen a une fois de plus critiqué la justice, lui demandant de rester à l'écart des élections. "L'État de droit est le contraire du gouvernement des juges (...). Les magistrats sont là pour appliquer la loi, pas pour l'inventer, pas pour contrecarrer la volonté du peuple, pas pour se substituer au législateur", a tancé la présidente du FN lors d'un meeting à Nantes. La candidate du Front national, qui a récemment refusé de se rendre à une convocation de la police, s'en est prise, outre les juges, aux médias, cibles d'attaques intensifiées depuis deux semaines : "Dans cette élection, (ils) ont choisi leur camp, ils font campagne de manière hystérique pour leur poulain", Emmanuel Macron d'après elle.

Le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas a estimé dans le JDD que "rien ne justifierait" une pause des enquêtes sur les candidats durant la campagne. En tout état de cause, François Fillon et Marine Le Pen l'ont tous les deux annoncé : ils resteront candidats même en cas de mise en examen.

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