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La privatisation des radars embarqués vous choque-t-elle ?




La privatisation des radars embarqués vous choque-t-elle ?
Un radar embarqué, près de Chambéry, en 2013 (illustration)

Orange avec AFP, publié le mardi 21 février 2017 à 07h00

L'innovation fait grincer des dents. La Sécurité routière a annoncé lundi 20 février le tout prochain lancement de l'expérimentation des radars embarqués gérés par des sociétés privées, qui sera effectif dès vendredi sur certaines routes de vendredi.

La nouvelle a provoqué une levée de boucliers des associations d'automobilistes, dont 40 millions d'automobilistes qui dénonce leur "privatisation". Ce premier test "ne donnera lieu à aucune contravention" dans un premier temps, a toutefois assuré la Sécurité routière.

"PREMIÈRE VOITURE-RADAR CONDUITE PAR UN OPÉRATEUR PRIVÉ"

Cette expérimentation durera jusqu'au 1er septembre, date à laquelle le dispositif sera effectif en Normandie avec "la première voiture-radar conduite par un opérateur privé", avant d'être "progressivement étendu aux autres régions". Ce lancement fait suite à l'annonce du gouvernement, le 2 octobre 2015, de l'"externalisation" du pilotage des voitures transportant les radars mobiles nouvelle génération (RMNG), confiée à des "prestataires agréés" par l'Etat pour multiplier le nombre de contrôles. Un appel d'offres avait été lancé.

"La privatisation des radars embarqués n'a d'autre but que de générer, grâce aux amendes issues des contraventions, d'importantes sommes d'argent qui finiront dans les caisses de l'Etat (...) En revanche, il n'existe aucune preuve que cette mesure ait un quelconque effet positif sur la sécurité routière", s'est indigné le président de 40 millions d'automobilistes, Daniel Quero. L'association estime qu'à plein régime, ce dispositif permettra à l'Etat d'engranger 2,2 milliards d'euros par an.


Après avoir réuni près de 300.000 signatures dans une pétition contre cette "mesure scandaleuse", elle appelle les automobilistes à lui faire parvenir leurs photos qui seront ensuite diffusées pour une "manifestation numérique".

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