La question du jour:

Présidentielle : selon vous, Mélenchon et Hamon vont-ils s'allier ?




Présidentielle : selon vous, Mélenchon et Hamon vont-ils s'allier ?
Jean-Luc Mélenchon à Chassieu (Rhône), le 5 février 2017.

Orange avec AFP, publié le lundi 13 février 2017 à 07h00

Jean-Luc Mélenchon s'est dit dimanche "prêt" à un dialogue avec Benoît Hamon, mais pas à "jouer la comédie", fustigeant "beaucoup de posture" chez le candidat socialiste à la présidentielle.

Interrogé sur d'éventuelles discussions avec Benoît Hamon en vue de la présidentielle, le candidat de la France insoumise a déclaré sur BFMTV : "En tous cas, moi, j'y suis prêt, mais je ne veux pas jouer la comédie". "Autrefois l'union (de la gauche, ndlr), c'était un combat (...).

Là, on est plutôt dans la posture", a-t-il affirmé, moquant une image de Benoît Hamon, samedi, lors de l'inauguration de son QG. "Regardez ce que vous voyez là, on dirait moi en 2012. Sur l'image, vous avez le rouge et le vert, ce sont les couleurs de mon parti, ma cravate rouge, mon costard noir, on a l'impression qu'il joue une sorte de revival, une version colorisée de 2012".

"Il y a beaucoup de posture dans tout ça. Ça, ça sent quand même la combine", a-t-il poursuivi. "Nous ne sommes pas en train de faire le congrès du PS, je comprends que Benoît Hamon le fasse - il essaie de rassembler sa famille politique avec des choux et des carottes, en additionnant tout ce qu'il veut. (...) Mais nous, ce n'est pas notre sujet", a encore déclaré Jean-Luc Mélenchon. "Notre sujet c'est gouverner, pour faire un grand changement, un grand pays".

Dans un entretien accordé à La Provence, le candidat a également assuré qu'il "n'échangerai(t) pas des bouts de programmes contre des sièges aux législatives". "Personne ne peut croire qu'il est possible de gouverner un pays avec une majorité composite de gens qui s'attendent les uns les autres au coin du bois", a-t-il répondu avant d'ajouter : "Si j'arrive jusqu'au second tour, je proposerai aux socialistes et aux écologistes sincères, désireux de rompre avec le passé, de gouverner avec nous".

Une pétition signée par 42.000 personnes réclame une alliance entre MM. Mélenchon, Hamon (PS) et Jadot (EELV). Ce dernier avait souligné jeudi l'urgence de "dépasser les appareils" et "les ego" pour nouer d'ici à deux semaines un accord sur un projet commun avec les deux autres candidats.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU