La question du jour :

Penelope Fillon doit-elle s'exprimer publiquement ?




Penelope Fillon doit-elle s'exprimer publiquement ?
Penelope et François Fillon, le 29 janvier 2017 à Paris.

, publié le mercredi 08 février 2017 à 07h00

Deux semaines après les premières révélations du Canard Enchaîné, Penelope Fillon ne s'est toujours pas exprimée publiquement. Elle a, pour l'instant, réservé ses explications aux enquêteurs du parquet national financier (PNF).

La députée Les Républicains, Nathalie Kosciusko-Morizet, souhaiterait que l'épouse du candidat de la droite s'exprime publiquement.

Après les "excuses" de son mari, Penelope Fillon doit-elle prendre la parole ? "Je trouverais ça bien. En tout cas, c'est une parole que les Français auront envie d'entendre, après tout ça. Il y aura une curiosité, ça c'est sûr", a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet ce mardi sur RTL. "Quand vous entendez parler de quelqu'un, vous voyez les photos, je pense qu'il y a une attente", a estimé l'ancienne candidate à la primaire de la droite et du centre, aujourd'hui soutien de François Fillon.

"Se retrouver comme ça dans le tourbillon médiatique, c'est dur. Je l'ai dit, je pense que c'était dur même pour François Fillon, hier, de faire comme ça une déclaration de patrimoine... Pour Penelope, c'est plus dur de deux manières", a jugé la député de l'Essonne. "D'abord, c'est une femme qui est extrêmement discrète, donc le projecteur médiatique, ça ne doit vraiment pas être son truc. Et puis, parce que malgré tout, quand vous êtes proche des politiques, mais vous n'êtes pas politique vous-même, vous n'avez pas les mêmes outils pour vous défendre".



Penelope Fillon, soupçonnée d'emplois fictifs comme assistante parlementaire, a touché 45.000 euros d'indemnités de licenciement, affirme Le Canard enchaîné dans son édition datée du mercredi 8 février. Des accusations aussitôt accusées de "mensonges" par François Fillon. Cette nouvelle révélation intervient en pleine contre-offensive du candidat. Devant plus de 200 journalistes massés à son siège de campagne à Paris lundi, il avait défendu la "légalité" des pratiques qui lui sont reprochées, l'emploi passé de sa femme Penelope et de deux de ses enfants comme assistants parlementaires à l'Assemblée et au Sénat. Mercredi, c'est "une lettre aux Français" que François Fillon publiera dans la presse quotidienne régionale.

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