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Présidentielle : la droite doit-elle choisir un autre candidat ?




Présidentielle : la droite doit-elle choisir un autre candidat ?
Le scénario d'un plan B commence à se dessiner à droite, pour remplacer François Fillon, englué dans le "PenelopeGate".

Orange avec AFP, publié le jeudi 02 février 2017 à 07h00

La belle unité de la droite commence à se fissurer alors que les révélations se succèdent dans l'affaire des emplois fictifs présumés de Penelope Fillon. Si le candidat de la droite l'assure, il "sera candidat à cette présidentielle", le scénario d'un plan B commence à se dessiner.

Pour autant, aucun ténor de la droite ne veut officiellement donner le coup de grâce au vainqueur de la primaire. Sentant le danger, M. Fillon a d'ailleurs lancé mercredi un appel à l'aide aux parlementaires LR, exhortés à "tenir 15 jours" face aux soupçons d'emplois fictifs visant son épouse. Las, dès la réunion terminée, le sarkozyste Georges Fenech s'est précipité devant micros et caméras pour affirmer que le résultat de la primaire, largement remportée fin novembre par M. Fillon, était "caduc". "Nous ne pouvons pas continuer avec un candidat en extrême difficulté", a-t-il encore asséné en appelant M. Fillon à "prendre une décision à la hauteur de la situation".

SARKOZY, JUPPÉ, BAROIN... ?

D'ailleurs, si les critiques étaient jusqu'à présent contenues, la parole se libère. "Fillon change de défense matin, midi et soir. Y en a ras-le-bol... Mais il se rend compte des sommes en jeu ?", éructe un député LR de la commission des Lois, qui tient toutefois à garder l'anonymat. Le juppéiste Philippe Gosselin a emboîté le pas à M. Fenech en lançant un appel à Alain Juppé, longtemps favori des sondages mais battu par M. Fillon au second tour de la primaire, à "réfléchir" à être un recours. Le maire de Bordeaux a toutefois redit mercredi soir qu'il n'envisageait pas de servir de plan B.


Que peut faire le parti Les Républicains face à cette situation, totalement inédite ? Rien, dans les statuts du parti ni dans la charte de la primaire de la droite, n'est prévu si le candidat renonce à se présenter à la présidentielle ou... meurt. M. Sarkozy, qui pense depuis une semaine que son ex-Premier ministre est "cuit", se demande, selon un proche, s'il n'y a pas un "trou de souris" pour revenir. Mercredi soir, l'entourage de l'ancien président de la République a démenti "toute intention de Nicolas Sarkozy  de revenir dans le jeu"'

Ce petit monde phosphore donc sur les candidats de remplacement: François Baroin est poussé par les sarkozystes; Xavier Bertrand s'y verrait bien, lui qui a battu Marine Le Pen aux régionales; Laurent Wauquiez s'active en coulisses; Valérie Pécresse, très discrète, est citée. En outre, quelle procédure choisir? Bruno Le Maire rappelle en privé qu'il y a "des procédures démocratiques à respecter" et assure qu'on "peut encore refaire une primaire".

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