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Valls giflé : les candidats doivent-ils être mieux protégés ?




Valls giflé : les candidats doivent-ils être mieux protégés ?
Manuel Valls a été giflé mardi 17 janvier lors d'un déplacement en Bretagne dans le cadre de sa campagne pour la primaire de la gauche (ici le 18 janvier).

Orange avec AFP, publié le jeudi 19 janvier 2017 à 07h00

La gifle reçue mardi par Manuel Valls met en lumière la délicate question de la protection des personnalités et candidats à la primaire - et bientôt à la présidentielle - sur fond de menace terroriste.

L'image a fait le tour des médias et des réseaux sociaux : en déplacement à Lamballe en Bretagne, Manuel Valls a été giflé mardi 17 janvier par un jeune homme. Un geste condamné dès le lendemain par justice, le garçon, Nolan L., 19 ans, écopant de 3 mois de prison avec sursis et 105 heures de travail d'intérêt général, et par l'ensemble de la classe politique.

Qualifiant cette agression d''inacceptable" et de "pas justifiable", le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a néanmoins jugé qu'on ne pouvait pas "non plus entrer dans un processus d'angoisse permanente" concernant la protection des candidats à la présidentielle.

Actuellement, parmi les prétendants à l'Élysée, Manuel Valls et François Fillon bénéficient du service de protection des personnalités (SDLP) du ministère de l'Intérieur, en qualité d'ancien Premier ministre, tout comme Marine Le Pen, dont le rôle de leader du parti d'extrême-droite Front national met sa sécurité en danger. Les autres candidats à la primaire de la gauche, l'écologiste Yannick Jadot ou le candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon doivent se débrouiller par leur propres moyens pour assurer leur protection. De son côté, Emmanuel Macron, dont la demande auprès du SDLP avait été auparavant rejetée, devait bénéficier à partir de mercredi 18 janvier de protection policière selon BFMTV. "C'est un dispositif prévu de longue date car automatique pour les candidats à la présidence. Cela n'a aucun rapport avec la gifle de Manuel Valls", dit-on chez En Marche.

En effet, si pour le moment, l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste décide des personnalités à protéger en fonction de la menace, à partir du 10 avril, date du début de la campagne officielle, tous les candidats à la présidentielle bénéficieront d'une protection rapprochée fournie par le SDLP. Au moins deux gardes du corps seront mis à disposition, un chiffre qui pourra être revu à la hausse.

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