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Garderez-vous une bonne image de Barack Obama?




Garderez-vous une bonne image de Barack Obama?
Barack Obama, le 19 novembre 2016, à Lima

Orange avec AFP, publié le mercredi 11 janvier 2017 à 07h00

Barack Obama a fait ses adieux à Chicago pour remercier les Américains d'une "extraordinaire aventure" et tenter de réconforter sa famille politique. L'heure est désormais au bilan.

Les historiens retiendront à coup sûr une chose : 143 ans après l'abolition de l'esclavage, Barack Hussein Obama, jeune sénateur éloquent de l'Illinois est devenu, à 47 ans, le premier président noir de l'histoire des Etats-Unis. 8 ans et deux mandats plus tard, il s'apprête à quitter la Maison Blanche sur un goût amer, avec l'arrivée de Donald Trump, qui a promis de détricoter méthodiquement "l'héritage" des années Obama.

DES SUCCÈS EN POLITIQUE INTÉRIEURE

Le futur ex-président s'en va fort d'une bonne cote de popularité. Du côté des points positifs, il il a su redresser la barre au beau milieu d'une crise sans précédent depuis la grande dépression des années 1930, même si les conséquences sociales de ce cataclysme financier se font toujours sentir. A son arrivée à la Maison Blanche en janvier 2009, le taux de chômage s'établissait à 7,9%, grimpant même à 10% quelques mois plus tard. Il est aujourd'hui de 4,7%. La réforme de l'assurance-maladie, dont il avait fait la priorité absolue de son premier mandat, a quant à elle été votée en 2010 à l'issue d'un combat parlementaire d'une rare violence qui a coûté cher aux démocrates.

Sur le plan international, son passage au bureau ovale aura été marqué par la mort de "l'ennemi public numéro 1", Oussama Ben Laden, en mai 2011. Du côté diplomatique, l'accord conclu en juillet 2015 avec Téhéran visant à l'empêcher de se doter de l'arme nucléaire en échange d'une levée des sanctions fut sa plus grande victoire.

L'OMBRE SYRIENNE, L'ÉCHEC GUANTANAMO

L'image d'Obama sur la scène internationale a toutefois été sérieusement écornée par le confilt syrien, qui a révélé une forme d'impuissance. Echaudé par le bourbier irakien, il a toujours rejeté l'envoi de troupes au sol. Mais son extrême prudence, fut l'objet d'un tir nourri de critiques, aux Etats-Unis et au-delà. Aux États-Unis, il a déçu sur la question des inégalités raciales. Même s'il s'est parfois livré de façon personnelle, il a été soucieux de ne jamais apparaître comme le président d'une minorité et a observé une grande prudence - excessive selon une partie de se son électorat - face à la successions de drames (hommes noirs tombés sous les balles de policiers).

Durant ses huit années au pouvoir, Barack Obama s'est également cassé les dents sur l'une de ses grandes promesses de campagne : fermer la prison de Guantanamo, symbole des excès dans la lutte anti-terroriste des Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2001. En dépit de tentatives répétées, il n'a pas réussi à franchir l'obstacle du Congrès. Début 2016, il a présenté un plan identifiant une douzaine de sites sur le sol américain susceptibles d'accueillir des prisonniers. En vain.

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