La question du jour:

Êtes-vous d'accord pour donner vos organes ?




Êtes-vous d'accord pour donner vos organes ?
Une opération à l'Institut Curie le 4 novembre 2014 (illustration).

Orange avec AFP, publié le lundi 02 janvier 2017 à 07h00

Ce 1er janvier, les règles concernant le don d'organes ne sont plus les mêmes. En France, chaque citoyen est désormais donneur par défaut, il s'agit du consentement présumé.

Il prévaut dans la loi pour les personnes majeures depuis 1976, au nom de la solidarité nationale. Mais, jusqu'alors, l'équipe médicale devait se tourner vers la famille si aucune information sur la volonté du défunt n'était connue. Dans un tiers des cas, la famille refusait. Désormais, l'absence d'informations vaudra pour acceptation. L'avis de la famille ne primera plus. Toutefois, en cas de forte opposition des proches, les soignants ne devraient pas passer outre. Pour les enfants, les titulaires de l'autorité parentale devront chacun y consentir par écrit.

EN CAS DE REFUS

Les démarches pour faire connaître son refus sont par ailleurs simplifiées depuis le 1er janvier. Jusqu'à présent, il fallait s'inscrire sur le registre national des refus en envoyant par la poste un formulaire et une copie de la carte d'identité. Seulement 150.000 personnes avaient fait la démarche à ce jour. Le chiffre a tout de même doublé en un an, depuis que l'Agence de la biomédecine, établissement public qui gère les prélèvements et les greffes d'organe en France, communique davantage sur le sujet.

La démarche est également assouplie depuis le 1er janvier puisqu'il est désormais possible de s'inscrire en ligne sur le registre des refus. On peut aussi se confier à un proche. Dans ce second cas, la famille devra fournir la conversation retranscrite, un simple témoignage oral ne suffit pas. Il est aussi désormais possible d'opposer un refus partiel, si vous ne souhaitez pas donner certains organes. Là encore, c'est auprès du registre national du refus qu'il faudra effectuer les démarches.

Plus de 5.700 greffes d'organe ont été réalisées l'an dernier en France, en progression de 7% par rapport à 2014, plaçant le pays au premier rang européen. Dans le même temps, la plus de 21.000 personnes étaient en attente de greffe fin 2015, un chiffre qui a doublé en vingt ans.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU