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Attentat de Berlin : faut-il fermer les marchés de Noël en France ?




Attentat de Berlin : faut-il fermer les marchés de Noël en France ?
Un policier sur le marché de Noël de Reims, le 20 décembre 2016.

publié le mercredi 21 décembre 2016 à 07h00

Au lendemain de l'attentat de Berlin, le gouvernement a mis en avant mardi sa "vigilance", notamment sur les marchés de Noël, tout en appelant à ne pas céder à une "peur" déjà nourrie par les attaques jihadistes en France depuis près de deux ans. "Nous avons un haut niveau de menace et nous avons un niveau et un plan de mobilisation et de vigilance particulièrement élevés aussi", a déclaré François Hollande.

Après l'attaque au camion-bélier, revendiquée par les jihadistes de l'Etat islamique (EI), qui a fait au moins 12 morts et 48 blessés sur l'un des marchés de Noël les plus achalandés de la capitale allemande, le gouvernement s'est employé à rassurer. "Nous faisons depuis des mois le maximum", a martelé le Premier ministre Bernard Cazeneuve à l'Assemblée nationale, où une minute de silence a été observée en solidarité avec les victimes de Berlin.

SECURITÉ RENFORCÉE

Le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux avait peu après l'attaque annoncé un renforcement de "la sécurisation des marchés de Noël", qui s'est traduit selon Bernard Cazeneuve par l'envoi aux préfets "d'instructions leur demandant une application très vigilante" des mesures de sécurité. Bruno Le Roux avait déjà évoqué mi-décembre une "protection renforcée" pour les fêtes de fin d'année, avec un nombre de militaires engagés dans l'opération Sentinelle se situant entre 7.000 et 10.000.

LE ROUX APPELLE À LA PRUDENCE

Il s'est rendu mardi au marché de Noël de Strasbourg, l'un des plus grands et le plus célèbre du pays. Et a invité les Français à ne pas céder à un "climat de peur": "Je leur demande de s'amuser, de sortir, je leur demande aussi d'être prudents".

Le marché de Noël des Champs-Élysées figurait parmi une dizaine de sites retenus comme cibles potentielles pour six hommes arrêtés ces dernières semaines et qui projetaient un attentat le 1er décembre en région parisienne.

A Nice, le maire Philippe Pradal est venu inspecter le marché de Noël: "Nous avons décidé dès hier soir avec le préfet un renforcement des effectifs de la police".

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