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Sécurité sociale : êtes-vous inquiet des propositions de Fillon ?




Sécurité sociale : êtes-vous inquiet des propositions de Fillon ?
François Fillon, le 27 novembre 2016, à Paris

, publié le mardi 13 décembre 2016 à 00h00

Promis juré, il ne veut pas "privatiser l'assurance maladie". Le candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle de 2017 est de nouveau revenu sur le détail de son programme en matière de santé et de Sécurité sociale.

"La situation de notre système de santé est inquiétante et ceux qui prétendent le contraire sont dans le déni et la démagogie. Mon objectif est de sauver notre système de santé qui fut l'un des meilleurs au monde et qui doit le redevenir", écrit-il dans une tribune au Figaro intitulée "Ce que je veux pour la Sécurité sociale".


"J'entends réaffirmer le principe d'universalité dans l'esprit des ordonnances de 1945. L'assurance maladie obligatoire et universelle, pilier de la solidarité, doit rester le pivot dans le parcours de soins dont le médecin généraliste est l'acteur-clé" et "elle continuera à couvrir les soins comme aujourd'hui et même, mieux rembourser des soins qui sont largement à la charge des assurés, comme les soins optiques et dentaires", défend-il. "Il n'est donc pas question de toucher à l'assurance maladie et encore moins de la privatiser", assure le candidat.

Du côté de la gauche, la cible est trouvée. "Non seulement vous ne renoncez pas à votre projet de déremboursement du 'petit risque' mais pire encore, à travers une pseudo 'agence de régulation', vous faites entrer les assureurs privés dans le pilotage de la Sécu. Dans quel but, sinon leur confier des remboursements que vous retirez à l'assurance maladie ?", a demandé la ministre de la Santé en exercice, Marisol Touraine.

Arnaud Montebourg, candidat à la primaire organisée par le PS, voit quant à lui dans cette tribune "un rétropédalage qui n'est pas sincère et pas clair" de la part de François Fillon qui, a-t-il rappelé, parlait de "désétatisation" du système de santé pendant la primaire. "Responsabiliser les malades, ça veut dire que quand ils sont malades c'est leur faute: ça n'a pas de sens", a-t-il pointé.

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