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Primaire de droite : pour vous, ce 3e débat a-t-il été décisif ?




Primaire de droite : pour vous, ce 3e débat a-t-il été décisif ?
Les sept candidats à la primaire de droite sur le plateau du 3e débat, jeudi 17 novembre, trois jours avant le premier tour.

Orange avec AFP, publié le vendredi 18 novembre 2016 à 07h00

A trois jours du premier tour de la primaire de la droite, les sept candidats se sont affrontés hier soir, jeudi 17 novembre. Pour la troisième et dernière fois, il y avait sept pupitres pour un dernier débat télévisé avant le premier tour d'une primaire incertaine le 20 novembre. 

Après deux mois de campagne officielle, les candidats ont eu plus de deux heures pour conforter leur avance, combler leur retard ou créer la surprise.

C'est bien François Fillon qui semble avoir tiré son épingle du jeu. Et, alors qu'on s'attendait à un duel dimanche dans les urnes entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, les trois hommes sont désormais en posture d'atteindre le second tour. Selon deux sondages publiés à l'issue de ce dernier débat, François Fillon est jugé le plus convaincant par 33% des sondés, selon une étude d'Elabe pour BFMTV, contre 32% pour Alain Juppé et 18% pour Nicolas Sarkozy. Selon un sondage d'Opinionway pour Le Point, Alain Juppé (30%) devance François Fillon (25%) et Nicolas Sarkozy (13%). Mais François Fillon est en tête chez les électeurs certains d'aller voter dimanche au premier tour de la primaire (38% contre 26% à Alain Juppé et 23% à Nicolas Sarkozy). Le député de Paris peut donc encore y croire.

SARKOZY INDIGNÉ

Comme lors du premier débat, les affaires ont fait monter la température au tout début de l'émission diffusée sur France 2 et Europe 1. Visiblement ulcéré, Nicolas Sarkozy s'en est pris au journaliste David Pujadas qui l'interrogeait sur les accusations de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine sur un financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. "Quelle indignité !", a lancé l'ancien chef de l'Etat. "Vous n'avez pas honte de donner écho à un homme qui a fait de la prison, qui a été condamné à d'innombrables reprises pour diffamation et qui est un menteur ?", a-t-il poursuivi.

Dans cette première partie toujours, Bruno Le Maire, qui, dans cette campagne, s'est fait griller la place de troisième homme par François Fillon, a vivement répliqué à une pique du journaliste Jean-Pierre Elkabbach sur sa campagne : "Je suis candidat à la primaire, ça mérite tout simplement le respect de votre part".

PAS DE COUP D'ÉCLAT POUR LES FAVORIS

Lui et Nathalie Kosciuscko-Morizet se sont titillés sur le collège unique. Ce sont "les mêmes qui viennent des plus grandes écoles qui poussent leurs enfants dans les filières les plus élitistes, et qui expliquent aujourd'hui qu'il faudrait supprimer le collège unique, c'est-à-dire en fait trier les enfants à l'âge de 11 ans", a lancé la polytechnicienne NKM à Bruno Le Maire, normalien et énarque, dont la campagne patine depuis le premier débat télévisé.

Quant aux trois favoris de cette primaire, ils ont préféré rester dans leur ligne et ne pas s'affronter directement. A trois jours du premier tour, ce troisième exercice était présenté comme décisif. En tête dans les enquêtes d'opinion depuis deux ans, Alain Juppé semble désormais en perte de vitesse et François Fillon en nette progression, selon plusieurs études concordantes. Alors qu'Alain Juppé incitait à venir "voter en masse" dimanche, François Fillon a lancé un "N'ayez pas peur de contredire les sondages et les médias, qui avaient déjà tout arrangé à votre place". L'ancien chef de l'Etat a lui mis en avant son "expérience", son "autorité" et son "énergie".

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