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Primaire de la droite : Nicolas Sarkozy peut-il encore gagner ?




Primaire de la droite : Nicolas Sarkozy peut-il encore gagner ?
Nicolas Sarkozy à Paris, le 27 septembre 2016.

Orange avec AFP, publié le dimanche 02 octobre 2016 à 07h00

Le candidat à la primaire de la droite, Nicolas Sarkozy, achève une rude semaine, riches en rebondissements qui pourraient interférer avec ses ambitions de retour au sommet de l'Etat. Alors que les sondages ne lui sourient toujours pas, il a été confronté aux attaques d'un ancien proche conseiller, inquiété par les mises en causes de deux ex-grands flics réputés proches de lui, et de nouveau cité dans l'affaire du financement libyen de sa campagne.

Alors que le scrutin approche à grands pas -il doit avoir lieu les 20 et 27 novembre- la campagne pour la primaire de l'ex-président semble s'essouffler de nouveau face à son rival Alain Juppé.

S'il ne perd qu'un point dans la nouvelle enquête Kantar-Sofres-Onepoint (33% d'intentions de vote), et deux dans un sondage Ifop (31%), plus significative est la consolidation de l'avance que prend sur lui le maire de Bordeaux (+5 à 39% dans le premier sondage, stable à 35% dans le second).



Si son entourage assure qu'il ne s'en inquiète pas, le livre de son ancien conseiller Patrick Buisson pourrait causer des remous. Dans "La cause du peuple", le sulfureux politologue livre anecdotes et réflexions sur l'ancien président, assorties de phrases assassines qu'il aurait prononcées à l'égard de proches. Dans Valeurs actuelles, M. Buisson enfonce le clou: le pire pour la droite serait non "pas de perdre" mais "d'être une nouvelle fois cocue" avec l'ex-chef de l'Etat et ses promesses non tenues.

Autre élément défavorable à M. Sarkozy: la récente garde à vue de deux de ses proches, l'ex-patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, et l'ex-chef de la police judiciaire parisienne Christian Flaesch, en rapport avec une enquête judiciaire ouverte pour trafic d'influence.

Pour ne rien arranger, Médiapart a révélé que le carnet d'un dignitaire libyen, mentionnant des versements pour la campagne de Sarkozy en 2007, était aux mains de la justice. Même si aucune preuve ne vient établir, jusqu'à présent, la véracité de ce carnet, l'accumulation de tous ces éléments peut plomber la candidature de M. Sarkozy, qui promettait fin août un effet de "blast" en sa faveur.

Sa récente sortie sur les "Gaulois" a fait le buzz et peut-être séduit des électeurs du FN. Mais elle a aussi cristallisé les critiques, au risque de mobiliser des sympathisants du centre, voire de la gauche, susceptibles d'être tentés d'aller voter à la primaire de novembre contre celui qui est surnommé depuis quelques jours "Sarkozix".

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