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Migrants : faut-il renforcer les contrôles à la frontière franco-belge ?




Migrants : faut-il renforcer les contrôles à la frontière franco-belge ?
Des policiers fouillent un camion au port de Calais, le 2 septembre 2016.

Orange avec AFP, publié le vendredi 23 septembre 2016 à 07h00

L'affaire des deux policiers belges interpellés mardi à la frontière franco-belge en train de déposer 13 migrants au bord d'une route de campagne sur le territoire français, a tourné à l'incident diplomatique, ce jeudi 22 septembre. Une polémique relance la question de la sécurité à la frontière franco-belge, notamment en terme de politique migratoire.

Mardi soir, deux officiers de police belges ont été interpellés par la police française à Nieppe, ville frontalière du Nord de la France.

Dans leur fourgon, se trouvaient treize migrants, dont trois mineurs, de nationalité afghane et irakienne, qu'ils venaient de déposer en rase campagne. Les migrants avaient été découverts par la police belge d'Ypres, en Flandres occidentale, après être sortis d'un camion parti de France, qui, pensaient-ils, allait les conduire vers Calais, d'où ils envisageaient de rejoindre l'Angleterre. Les policiers belges les auraient alors reconduits en France, "mais sans respecter la procédure de réadmission, où on doit informer les autorités" a souligné une source policière, qui a assuré qu'à sa connaissance, ce type d'initiative était "une première" et que "polices belge et française s'entendent bien". Cette décision belge n'est "pas conforme aux pratiques habituelles de travail entre la France et la Belgique", a corroboré la préfecture du Nord.

Le commissaire d'Ypres, Georges Aeck, avait expliqué mercredi à la RTBF: "On a reconduit (les migrants) parce qu'on ne voulait pas les laisser ici, directement sur la route et les laisser à pieds aller à la frontière. Donc on les a reconduits (...) dans la direction où ils voulaient aller".



Les trois migrants mineurs ont été placés en foyer. Cinq autres ont fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, et cinq ont été remis en liberté. Ils avaient été précédemment placés en rétention administrative, le temps d'examiner leur situation. Cet incident intervient alors que le gouvernement prépare le démantèlement du campement de migrants de Calais, où s'entassent près de 7.000 migrants selon l'Intérieur (10.000 selon deux associations). Pour les loger, les pouvoirs publics auront besoin de 9.000 places supplémentaires dans des Centres d'accueil et d'orientation (CAO) pour porter leur total à 12.000 d'ici la fin de l'année.

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